En terre Bourguignone, dans le diocèse de Paray-le-monial, de Cluny et de Taizé, l’abbaye Notre-Dame de Venière rassemble une communauté de moniales qui cherchent le Christ dans la prière, le travail et la vie fraternelle sous la Règle de saint Benoît.
« A mesure qu’on avance dans la vie monastique et dans la foi, le cœur devient large. Et l’on se met à courir sur le chemin des commandements de Dieu (Ps 118, 32), le cœur rempli d’un amour si doux qu’il n’y a pas de mots pour le dire« . (Règle de Saint Benoît, Prologue, v49.)
Prière et liturgie
L’écoute de Dieu se fait tout particulièrement dans la prière où l’on se rend présent à la Présence. La prière liturgique nous rassemble 7 fois par jour, de l’Office des vigiles avant l’aurore à l’office de Complies, à la tombée de la nuit, pour entendre la Parole que Dieu nous adresse à travers l’Ecriture à laquelle nous répondons avec les mots mêmes de cette Ecriture.
Hospitalité monastique
Notre accueil est ouvert à tous ceux qui désirent faire une halte spirituelle et vivre un temps fraternel de ressourcement. C’est aussi un lieu privilégié pour les rencontres de groupes paroissiaux qui nous permettent d’être à l’écoute et de prier pour notre diocèse et notre Église.
Contact
Abbaye ND de Venière
257 Rue de l’Abbaye
71700 Boyer
Téléphone : 03 85 51 35 82
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Pause à l’abbaye de Veniere
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Autres propositions de la communauté

Accueil des scouts à l’abbaye de Veniere
Nos amis scouts sont les bienvenus à l’abbaye Dates et modalités de séjour à fixer en fonctions des disponibilités de l’Hôtellerie.Contacter: Soeur Marie-Paultél : 03

Révisions d’examen
Etudiants, vous êtes les bienvenus pour venir réviser vos examens dans le cadre de notre abbaye. Dates et modalités de séjour à fixer en fonctions

Retraite individuelle à l’abbaye de Véniere
Silence prière, relecture de vie.On peut demander un accompagnement personnalisé.Durée : deux à sept jours Dates et modalités de séjour à fixer en fonctions des disponibilités
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Ouverture au monde
Le choix de la vie monastique implique une certaine séparation du monde et une sobriété dans l’usage des moyens de communication. Cette prise de recul
Lectio divina
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Fraternité
La fraternité est une dimension essentielle de la vie chrétienne. Les chrétiens sont réellement frères les uns des autres dans le Christ. Les moniales s’appellent
Témoignages
Les 28-29 mars 2025, nous avons organisé, en lien avec le diocèse, un temps fort pour les jeunes : une immersion dans notre vie monastique.
8 jeunes et 2 consacrés ont partagé avec nous les Offices, présents avec nous dans les stalles, les repas dans notre réfectoire, les temps de partages communautaires au Chapitre, le travail….

Voici le résumé qu’en a fait la religieuse : Ce fut comme une « douche », à la fois intense et touchante, une rencontre authentique qui les a beaucoup touchés et bouleversés, bien au-delà de leurs espérances. Prier dans les stalles entre des sœurs, prendre les repas au réfectoire en silence, travailler avec les sœurs dans le parc, voir les sœurs s’aimer : « on dirait que vous êtes des sœurs de sang » !, se respecter dans les prises de parole, être attentives aux anciennes, sentir la douceur et la force d’un groupe : « votre communauté est comme un « don en cascade », don pour l’Eglise et pour l’humanité »
Ils ont été impressionnés par le don des sœurs de toute leur vie et leur amour « incroyable » de Jésus : « Votre foi nous donne de la force »Plusieurs ont dit avoir été marqués par l’explication du pardon le soir au chapitre, « avant le coucher du soleil » : « ce sera à vivre aussi dans le mariage ». Vivre cette demande du pardon demande parfois du courage et peut être une vraie résurrection : on se relève après s’être agenouillé.
Pour finir, un jeune a dit : « pour s’approcher de Dieu, être avec vous était un cadeau. »
Chères sœurs, encore une fois : « Merci d’avoir ouvert votre cœur et votre chœur » !
(suite…)Lorsqu’on pense à la vie religieuse et aux vœux qui l’accompagnent, spontanément viennent à l’esprit pauvreté, chasteté et obéissance. Or, si beaucoup de religieux prononcent effectivement ces trois vœux, ce n’est pas le cas des bénédictins. Ceux-ci, le jour où ils s’engagent, promettent obéissance, stabilité (ce qui signifie rester dans la même communauté, et donc, sauf cas exceptionnel, dans le même lieu de vie) et … conversion de vie.
Ce dernier vœu recouvre une réalité très vaste, c’est tout l’être qui se trouve ainsi engagé. Et c’est très beau. C’est sans doute l’un des points clé de la vie bénédictine et c’est celui qui m’a conquise lorsque je me suis posée la question de la vie religieuse.
Pour moi, la conversion de vie, c’est une chance qui m’est offerte de marcher chaque jour à la suite du Christ. C’est reconnaître que je suis en chemin, à une distance inconnue du but, et c’est accepter en même temps que je ne suis pas encore au terme de ma progression. Avec réalisme, saint Benoît nous demande de nous convertir, pas d’être déjà converti ! « Chaque jour je commence » nous disent les Pères à la suite de saint Paul. Et c’est cela qui nous est demandé ici.
Dire que je suis en cours de conversion, c’est dire que chaque jour je me tourne un peu plus vers le Christ, que j’oriente davantage ma vie vers Lui, que je Le laisse me polariser vers Lui et pour Lui.
Concrètement, cela se vit d’une part par les efforts de chacune et d’autre part par la reconnaissance des manquements qui ont atteint, d’une manière ou d’une autre, la vie communautaire. Ce n’est pas une chose facile que de dire devant toutes que, en telle ou telle occasion, nous n’avons pas su, pas pu, pas voulu, répondre à ce qui nous était demandé. Mais cela permet de tomber le masque, de ne pas jouer un personnage, d’être vraie avec soi-même et avec les autres. Cette reconnaissance n’est pas de l’auto-dénigrement. C’est simplement une occasion d’accueillir sa propre faiblesse et aussi celle des autres. >
Personnellement, je l’ai vécu comme une profonde libération. Pendant des années, je n’avais connu qu’un accueil conditionnel, qui m’interdisait tout faux pas. Je devais être forte à tout prix, c’était la condition pour être acceptée. Au monastère, j’ai découvert un accueil inconditionnel, une acceptation de celle que je suis en vérité, avec mes zones de lumière, mais aussi mes zones d’ombres. Ce qui ne me donne pas le droit de faire n’importe quoi. Mais qui me permet d’être vraie, de ne pas avoir à me composer un personnage.
Cette conversion de tout mon être que je cherche à vivre n’est pas une quête de « mon moi et mon Dieu. » Oui, cette démarche me rapproche de Dieu, et elle me rend heureuse. Et parce que Dieu prend plaisir à mon bonheur (cf. Dt 30, 9), je crois que cela Le rend heureux, Lui aussi.
Mais je crois aussi que Dieu veut agir dans le monde. Il pourrait le faire sans nous, Il le fait parfois, mais souvent, Il ne le veut pas. Pour pouvoir agir en moi, par moi, un seul moyen, une seule voie : que je Le laisse venir en moi occuper progressivement tout l’espace. C’est cela aussi la conversion, et son nom devient alors sainteté. Et dans la communion des saints, « une âme qui s’élève élève le monde. » Chaque pas sur le chemin de la conversion est porté par tous ceux que d’autres ont posé avant moi, et, mystérieusement, dans le Christ, il peut soutenir ceux que d’autres poseront à leur tour.
Ce chemin est pour moi chemin de vie et de bonheur. Parce que je le vis avec Dieu et avec mes sœurs.
Une Soeur de Venière
Le plus grand sacrifice que le Christ m’a demandé en m’appelant à embrasser la vie monastique est certainement celui de ne jamais être maman, de ne jamais porter dans mon sein un tout petit qui vit en nous dès sa conception,
que l’on est appelé à aider à grandir, à devenir homme, à devenir femme. Quel mystère merveilleux que celui de la maternité – mystère insondable qui nous introduit dans le mystère de Dieu, mystère de la vie qui jaillit
d’un corps de femme. Mystère de ce bébé que la femme a la joie immense de recueillir sur son sein après l’avoir porté en son sein. La maternité est partie intégrante de la condition féminine. Alors comment, moi, vivre cette maternité ?
Un jour, le Christ m’a permis de comprendre que, par amour pour lui, je pouvais offrir mon désir d’être maman pour que d’autres femmes, qui n’arrivent pas à enfanter malgré leur désir profond, aient la joie de donner la vie,
pour que des parents puissent recevoir la vie au coeur de leur foyer et qu’en Lui, j’aurais tout. Lui, le Dieu de mon amour, serait ma joie. Le bonheur de ces couples seraient mon bonheur.
Dans des circonstances parfois surprenantes, des intentions de couples en souffrance de n’avoir pas d’enfant après des années de mariage m’ont été confiées. A la suite de neuvaines à la Vierge Marie,
Mère de notre Dieu, un certain nombre ont été exaucées. Des femmes chantent la joie d’être mères ! Alors comment puis-je me sentir frustrée ? Ces enfants, je continue de les porter dans la prière. Je demande à Dieu
de les bénir, de les faire grandir au soleil de son Amour. Mon coeur de femme est comblé. Quand je viens au Christ à l’oraison, je peux dire avec le prophète Isaïe : « Nous voici, moi et les enfants que tu m’as donnés ». (Is
8,18). Ces enfants entrent dans la grande farandole des hommes que je porte dans mon coeur.
Ne croyez pas que les neuvaines soient magiques ! Dieu permet que je sois un petit canal par où il peut faire passer sa grâce. Je demande toujours dans le secret de mon coeur que là où Dieu ne semble pas répondre à nos prières, les couples trouvent un autre chemin de fécondité pour que leur foyer puisse s’épanouir car Dieu veut que tous soient heureux. Chaque femme se doit de chanter la vie, de chanter la joie, de chanter l’amour et l’espérance. A elles de trouver avec leur conjoint la manière la plus appropriée de vivre leur fécondité : adoption ? Engagement dans un service caritatif où ils pourront donner leur meilleur d’eux-mêmes et s’épanouir ? Dieu les attend peut-être là. Qu’ils lui fassent
confiance, qu’ils soient à l’écoute de l’Esprit ! Qu’ils ne désespèrent pas car Christ est toujours là au milieu de nous, lui l’espérance de la gloire ! (cf Col 1,27)
Qu’en toutes choses, Dieu soit glorifié !
Une Soeur de l’Abbaye de Venière.
Vierge Marie, toi qui as connu la joie d’être Mère, pose ton regard de tendresse sur x et y. Prête l’oreille de ton coeur à leur profond désir de donner la vie. Intercède auprès de ton Fils pour que sa gloire se manifeste dans leur foyer et qu’un enfant vienne les combler. Nous t’en prions dans l’Amour de l’Esprit pour la joie du Père. Amen !
