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La fédondité de la vie consacrée

Le plus grand sacrifice que le Christ m’a demandé en m’appelant à embrasser la vie monastique est certainement celui de ne jamais être maman, de ne jamais porter dans mon sein un tout petit qui vit en nous dès sa conception,
que l’on est appelé à aider à grandir, à devenir homme, à devenir femme. Quel mystère merveilleux que celui de la maternité – mystère insondable qui nous introduit dans le mystère de Dieu, mystère de la vie qui jaillit
d’un corps de femme. Mystère de ce bébé que la femme a la joie immense de recueillir sur son sein après l’avoir porté en son sein. La maternité est partie intégrante de la condition féminine. Alors comment, moi, vivre cette maternité ?

Un jour, le Christ m’a permis de comprendre que, par amour pour lui, je pouvais offrir mon désir d’être maman pour que d’autres femmes, qui n’arrivent pas à enfanter malgré leur désir profond, aient la joie de donner la vie,
pour que des parents puissent recevoir la vie au coeur de leur foyer et qu’en Lui, j’aurais tout. Lui, le Dieu de mon amour, serait ma joie. Le bonheur de ces couples seraient mon bonheur.

Dans des circonstances parfois surprenantes, des intentions de couples en souffrance de n’avoir pas d’enfant après des années de mariage m’ont été confiées. A la suite de neuvaines à la Vierge Marie,
Mère de notre Dieu, un certain nombre ont été exaucées. Des femmes chantent la joie d’être mères ! Alors comment puis-je me sentir frustrée ? Ces enfants, je continue de les porter dans la prière. Je demande à Dieu
de les bénir, de les faire grandir au soleil de son Amour. Mon coeur de femme est comblé. Quand je viens au Christ à l’oraison, je peux dire avec le prophète Isaïe : « Nous voici, moi et les enfants que tu m’as donnés ». (Is
8,18). Ces enfants entrent dans la grande farandole des hommes que je porte dans mon coeur.

Ne croyez pas que les neuvaines soient magiques ! Dieu permet que je sois un petit canal par où il peut faire passer sa grâce. Je demande toujours dans le secret de mon coeur que là où Dieu ne semble pas répondre à nos prières, les couples trouvent un autre chemin de fécondité pour que leur foyer puisse s’épanouir car Dieu veut que tous soient heureux. Chaque femme se doit de chanter la vie, de chanter la joie, de chanter l’amour et l’espérance. A elles de trouver avec leur conjoint la manière la plus appropriée de vivre leur fécondité : adoption ? Engagement dans un service caritatif où ils pourront donner leur meilleur d’eux-mêmes et s’épanouir ? Dieu les attend peut-être là. Qu’ils lui fassent
confiance, qu’ils soient à l’écoute de l’Esprit ! Qu’ils ne désespèrent pas car Christ est toujours là au milieu de nous, lui l’espérance de la gloire ! (cf Col 1,27)

Qu’en toutes choses, Dieu soit glorifié !

Une Soeur de l’Abbaye de Venière.

Vierge Marie, toi qui as connu la joie d’être Mère, pose ton regard de tendresse sur x et y. Prête l’oreille de ton coeur à leur profond désir de donner la vie. Intercède auprès de ton Fils pour que sa gloire se manifeste dans leur foyer et qu’un enfant vienne les combler. Nous t’en prions dans l’Amour de l’Esprit pour la joie du Père. Amen !

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