Les jeunes témoignent
Ils ont osé franchir la porte d’une abbaye et te racontent leur expérience.
Cinq WWOOFeurs se sont croisés au monastère d’Hurtebise au mois de juillet 2026.
Ils ont fait un excellent et prodigieux travail dans le calme, la joie et la bonne humeur, collaborant fraternellement et s’entraidant. Le jardin a changé d’aspect et pris un bon « coup de jeune » et de propre ! Merci à eux !
Tuur :
J’ai passé deux belles semaines au monastère d’Hurtebise. Le cadre est beau (belles promenades à faire), le jardin magnifique et l’ambiance décontractée et sereine. Soeur Marie-Christine, qui accueille et supervise les wwoofers, était très bienveillante et reconnaissante, comme les autres soeurs d’ailleurs. Elle met la permaculture en pratique. J’ai appris beaucoup avec elle. Elle donne beaucoup de confiance (très agréable) et elle a un bon sens d’humour. Elle m’a laissé effectuer quelques chantiers à mon rythme, à ma façon pendant qu’elle faisait d’autres tâches au sein de la communauté.
(suite…)
Charlotte, étudiante en médecine, vient régulièrement réviser ses examens au monastère de Bouzy-la-Forêt avec une amie depuis deux ans. Elle nous livre son témoignage :
En quoi cela vous aide de venir au monastère pour vos révisions plutôt que de réviser chez vous ?
Venir au monastère rend possible d’être à plusieurs et d’avoir un lieu sans distraction tourné vers Dieu. Le rythme du monastère permet un cadre structuré pour des révisions (son des cloches, offices et repas à horaires fixe). Cela m’allège mentalement et m’aide à être plus concentrée sur les révisions. Puis, si on cherche à travailler seul, c’est le cadre idéal. De plus, le monastère et son ambiance, je le trouve personnellement rassurant, apaisant et accueillant (Merci aux sœurs de Bouzy la forêt 🙂 ).
quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants pour bien réussir un séjour de révision dans un monastère ?
De ne pas hésiter à venir à plusieurs (2-4), pour s’aérer l’esprit ne pas hésiter à aller se promener, faire une pause en allant aux offices, prendre un livre si il y en à disposition, j’ai fait de belles découvertes lectures au monastère !
Charlotte
Je suis très contente de mon expérience.
J’ai eu la chance d’être la première wwoofeuse au Monastère d’Hurtebise, mais tout était déjà bien organisé et prêt pour accueillir un(e) wwoofeur(se).
Sœur Marie-Christine a été une maîtresse de stage attentive, dynamique et pleine d’énergie. J’adore les jardins, et celui est absolument magnifique.
Toutes les sœurs ont été accueillantes et attentionnées. C’est une communauté joyeuse qui apporte la paix dans l’âme.
Le monastère est également très beau, soigné et propre, et la cuisine est excellente.
En ce qui concerne le travail, rythmé par de merveilleuses messes chantées par les belles voix des sœurs, préparez-vous à apprendre, à faire quelques efforts physiques et à prendre un peu le soleil ! C’est un travail qui libère l’esprit et rend heureux.
La région où se trouve le monastère est enchanteresse. J’aimerais y retourner très vite.
Maria, Italie (mai 2026)
Si vous aussi, vous voulez faire du wwoofing au monastère d’Hurtebise, cliquez ici : https://wwoof.be/fr/host/62908-grand-jardin-potager-en-permaculture-depuis-2021-forets
Les clarisses de Senlis ont organisé une journée découverte monastique le 2 mai. Voici le témoignage de 6 jeunes et de leur accompagnatrice :
- Ce qui m’a touchée pendant cette journée c’est d’avoir vu à quel point les sœurs sont soudées et s’entendent bien entre elles. Elles se concentrent aussi sur ce qu’est la vraie vie, elles ne se préoccupent pas des choses superficielles.
- J’ai trouvé ça super d’entendre le parcours de toutes les sœurs afin de comprendre comment se trouve la vocation religieuse.
- Ce qui m’a touché c’est que vous prenez soin de vos sœurs et ça me rappelle mes grands frères.
- C’est reposant et on est proche de Dieu.
- Ça fait deux fois et je me suis toujours autant plu. Si vous en refaites une l’année prochaine, je viendrai !
- Ce qui m’a touché le plus ? le parcours personnel de chaque sœur et leur simplicité très sympa.
Et j’ai adoré faire un bouquet pour décorer la table à partir de fleurs du jardin.
Je serai très heureuse de revenir et de revivre une autre journée comme celle-ci.
Victor, « le catho de service », est un jeune catholique qui publie des vidéos sur youtube. Ayant une tante moniale cloîtrée, il est très intrigué par la vie monastique. Il vient de passer une semaine à l’abbaye de Solesmes, et nous fait part de ses découvertes sur la vie monastique, en particulier sur la vie fraternelle.
Témoignage de Charles-Emile, jeune pro
N’étant venu que une ou deux fois à l’abbaye de Maylis, je ne connaissais pas vraiment ce lieu en profondeur. C’est avec un certain abandon en une recommandation et en la providence que je me suis inscrit à Trêve de Noël. Eh bien, je n’ai pas été déçu. Et au contraire, j’ai été en joie ! Une joie profonde qui dure dans le temps.
Durant cette retraite, j’ai pu prendre plus de temps pour Dieu de manière très diverse : temps de prière, de silence, travaux manuels, échange en groupe, etc… Le programme est très bien construit avec un sain équilibre. Les moines parviennent à donner une bienveillance et un accueil incroyablement catholiques. Que cela soit notamment par la préparation des repas, l’adaptation des enseignements (notamment par la simplicité et la clarté sur des sujets complexes sans enlever l’essentiel), ou bien encore dans l’écoute et le conseil à travers des entretiens individuels.
Les moines m’ont étonné, et ont bien facilité ce temps de rencontre privilégié avec le Seigneur. Ils m’ont permis de creuser un peu plus sur moi même et mes relations ainsi que d’approfondir ma relation avec Jésus.
Faire cette trêve de Noël à l’abbaye de Maylis est une opportunité pour chacun de nous…
Les moines et les moniales témoignent
Chez les Annonciades, on ne parle pas de mère prieure ou de mère supérieure, mais de « mère Ancelle », ancelle signifiant « servante ». Voici le témoignage sur l’origine de la vocation de soeur Marie des Béatitudes, mère ancelle du monastère de l’Annonciade de Thiais.
Merci au Diocèse de Créteil pour la vidéo
Le dimanche 26 avril, 4ème dimanche de Pâques, dimanche du Bon Pasteur, soeur Marie Jacqueline a fait sa profession solennelle au monastère ND de la Plaine, près de Lille.


Malgré son tempérament anxieux, Sœur Elisabeth de la Trinité est désormais en paix au monastère bénédictin de Bouzy-La-Forêt, un petit village du Loiret. Il lui a fallu du temps mais elle a fini par répondre à l’invitation de Dieu en se donnant corps et âme, comme on tombe amoureux. Chaque jour comme si c’était le premier, elle renouvelle son engagement et s’émerveille des belles surprises que réserve la vie monastique qu’elle voit comme une aventure.

Un podcast produit avec le soutien de la Fondation des Monastères
Envie d’écouter le témoignage d’autres frères et soeurs ?
- Frère Bertrand-Marie, moine cistercien de l’abbaye de Cîteaux : La vie monastique est une école de l’amour
- Soeur Anne-Violaine, moniale dominicaine du monastère de Dax : Je me sais aimée de Dieu et c’est de là que me vient ma joie
- Soeur Aude, moniale dominicaine du monastère de Chalais : En arrivant au monastère de Chalais, j’ai su que c’était là
- Soeur Marie de l’Annonciation, moniale annonciade du monastère de Thiais : Le monastère comble mon désir de Dieu
Le lieu où sœur Aude s’est enfin sentie à sa place est niché au creux du massif de la Chartreuse, dans le département de l’Isère. Ce lieu, c’est le monastère des moniales dominicaines de Chalais où vivent une douzaine de sœurs. Leur quotidien s’organise autour de la prière au chœur, la prière personnelle et l’étude. De plus, comme la plupart des monastères, les moniales dominicaines ont une hôtellerie et elles travaillent. A Chalais, elles ont une biscuiterie. C’est dans ce monastère que Sœur Aude a trouvé son équilibre, au prix de quelques combats.

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- Soeur Marie de l’Annonciation, moniale annonciade du monastère de Thiais : Le monastère comble mon désir de Dieu
- Soeur Elisabeth de la Trinité, moniale bénédictine du monastère de Bouzy-la-Forêt : La vie monastique est une véritable aventure
C’est pour aimer le Christ que Sœur Marie de l’Annonciation est entrée au monastère de l’Annonciade de Thiais à 15 kilomètres de Paris dans le diocèse de Créteil. Mais c’est aussi pour l’humanité toute entière. Parce que dans cette vie retirée elle prie pour le monde, pour celles et ceux qui souffrent et pour qui elle ressent une très vive compassion.

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- Soeur Aude, moniale dominicaine du monastère de Chalais : En arrivant au monastère de Chalais, j’ai su que c’était là
- Soeur Elisabeth de la Trinité, moniale bénédictine du monastère de Bouzy-la-Forêt : La vie monastique est une véritable aventure
Frère Bertrand est moine cistercien à l’abbaye de Cîteaux en Côte d’Or. Il est entré au monastère en 1979 et pour lui, la vie monastique, c’est tout sauf la routine. A Cîteaux, il a exercé un nombre impressionnant de métiers, dont certains très … inattendus! Il faut dire que le travail occupe une place très importante dans le quotidien des cisterciens, même s’il reste centré sur la prière. Car la vie des cisterciens comme frère Bernard est un équilibre subtil entre contingences matérielles et vie intérieure.

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- Soeur Marie de l’Annonciation, moniale annonciade du monastère de Thiais : Le monastère comble mon désir de Dieu
- Soeur Elisabeth de la Trinité, moniale bénédictine du monastère de Bouzy-la-Forêt : La vie monastique est une véritable aventure
Nous vous proposons une série de podcasts où les moines et les moniales vous parlent de leur vie et de leur vocation.
Quand elle leur a annoncé qu’elle entrait dans au monastère, les collègues de travail de Sœur Anne-Violaine étaient inquiets. Ils ont cru qu’elle allait perdre sa joie de vivre, et son humour. Or, elle est moniale dominicaine depuis plus de 30 ans et, elle l’assure, elle n’a pas renoncé à faire le clown. Parce qu’au fond, ce qui anime sœur Anne-Violaine dans cette vie, c’est la joie. Une joie profonde, ancrée, qui ne l’a jamais quittée.

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- Soeur Marie de l’Annonciation, moniale annonciade du monastère de Thiais : Le monastère comble mon désir de Dieu
- Soeur Elisabeth de la Trinité, moniale bénédictine du monastère de Bouzy-la-Forêt : La vie monastique est une véritable aventure
Le 10 Janvier 2026, Sœur Marie-Marthe a fait Profession Solennelle à l’abbaye Notre-Dame de La Coudre à Laval (Mayenne).
Née à Angers en 1976, sœur Marie-Marthe est entrée à l’abbaye de La Coudre en 2018. Après un temps de formation et de discernement, elle a prononcé sa profession temporaire en 2020, avant d’être admise, six ans plus tard, à la profession solennelle.
Appelée par l’Esprit à suivre le Christ dans la vie monastique, elle s’est engagée dans la Communauté de l’Abbaye de La Coudre, dans laquelle elle désire chercher Dieu par la prière et la communion fraternelle.

Ce 23 Août 2025, Soeur Clotilde a fait sa profession monastique. Elle s’est engagée pour toujours à la louange de Dieu et au service de l’Eglise en suivant le Christ sur la voie tracée par la tradition cistercienne dans la communauté de La Coudre.
L’engagement de sœur Clotilde, devant Dieu et tous les saints est une réponse à l’appel du Christ qui achève en chacun son œuvre de grâce.
Pour écouter l’entretien que soeur Clotilde et soeur Anne-Elisabeth ont accordé à Radio Fidélité Mayenne quelques semaines avant leur profession monastique, cliquez ci-desous :
Les moines et moniales témoignent
Ils ont osé s’engager dans la vie monastique.
Ils te racontent leur expérience.
FAQ
Les moines et les moniales répondent à tes questions
- SENS DE LA VIE MONASTIQUE
- MODE DE VIE
- TRAVAIL
- VIE AFFECTIVE
- DISCERNEMENT
- DIVERTISSEMENT
Qu’est-ce qu’un moine, une moniale ?
Les moines et les moniales sont des hommes et des femmes que le Seigneur appelle à Le suivre dans une la vie entièrement consacrée pour témoigner que Dieu seul peut faire vivre et rendre heureux des hommes et des femmes. Conscients du désir de Dieu qui nous habite tous, ils ont choisi librement de suivre le Christ en utilisant les moyens évangéliques les plus radicaux pour étancher leur soif de Vie, de Bonheur et d’Amour. Retirés dans un monastère ou une abbaye, ces hommes et ces femmes vivent du travail de leurs mains dans le silence et la prière. Ils accueillent volontiers ceux qui viennent vers eux en leur offrant de partager leur expérience et leur mode de vie simple et dépouillée…
Une bonne soeur, à quoi ça sert ?
La valeur de la vie d’une moniale ne se mesure pas selon les critères de productivité et d’apparence de nos sociétés actuelles. Elle ne peut se percevoir que dans la foi. L’une des missions d’une moniale est d’intercéder pour le monde. Mais aussi d’établir le Royaume de Dieu tout autour d’elle, un royaume de paix et de fraternité, pour que de proche en proche celui-ci se répande sur toute la terre.
Quel est le but de la vie d’un moine ou d’une moniale ?
Répondre à la soif de Vie, de Bonheur et d’Amour qui nous habitent tous en allant puiser directement à la Source, le cœur de Dieu le Père. Chaque monastère ou abbaye est une école de charité où l’on apprend à aimer en vérité. La vie du moine ou de la moniale n’est cependant pas pour eux seuls. Ils ont aussi le souci de porter tous les besoins du monde dans leur cœur afin de les présenter au Seigneur dans leur prière. Leur vie est à la fois solitaire et communautaire. Vivre à l’écart du brouhaha du monde leur permet de prendre du recul afin de mieux apprécier ce dont il a besoin.
Est-ce que cette vie rend heureux ?
Oui ! C’est un pari que d’autres ont fait avant nous et qu’ils nous ont transmis ! Cette vie rend heureux dans la mesure où elle est authentiquement vécue et qu’elle nous rapproche du Seigneur, seule Source du vrai bonheur. Les monastères et les abbayes sont des ateliers de vie où les exercices sont spécifiques mais pas plus difficiles, et où la grâce du Seigneur y est abondante et motivante !
Est-ce que ce n’est pas dépassé d’être un religieux cloîtré aujourd’hui ?
Non, tous ceux et celles qui la vivent sentent qu’elle est essentielle pour l’Eglise et pour le monde. Tous ceux qui nous fréquentent l’expérimentent aussi. Dans notre monde actuel où tout bouge et change très vite, il peut paraître étrange de choisir la stabilité. Mais celle-ci est au contraire souvent nécessaire pour parvenir au but que l’on s’est donné. Comment parvenir à un lieu donné si nous changeons sans cesse de direction ? La vie cloîtrée facilite au contraire la fidélité et la persévérance. Rassemblés dans un monastère, les moines et les moniales ont tous les éléments nécessaires et suffisants pour vivre une vie humaine pleine et entière.
Pourquoi avoir décidé de tout quitter pour choisir cette vie ?
A l’origine de toute vocation monastique, il y a un appel du Seigneur, une rencontre du Dieu vivant, une expérience d’un amour infini pour nous. D’où naît une certitude que suivre le Christ dans cette voie nous permettra de parvenir au Bonheur et à la Vie éternelle dont les arrhes nous sont données dès cette vie ici-bas par notre communion au Christ.
Quel âge faut-il avoir pour être religieux ?
Il faut au minimum être majeur pour s’engager dans la vie monastique. Il faut aussi avoir une certaine maturité et expérience de vie ; de préférence ne pas interrompre ses études. Cela demande aussi une certaine capacité à s’adapter et pour certains ordres une santé physique suffisante. Le Seigneur appelle à tout âge.
Pourquoi porter un habit ? Un voile pour les moniales ?
L’habit manifeste notre consécration à Dieu et notre appartenance à telle ou telle famille religieuse.. C’est aussi un « uniforme » qui manifeste notre pauvreté et notre conversion. Le voile pour les moniales ne trouve pas son origine dans la religion chrétienne. L’histoire montre qu’à différentes époques et pour différentes raisons, les femmes portaient un voile. Dans la foi chrétienne, il manifeste que les moniales ont comme épousé le Christ par leur consécration, Lui la Tête de l’Eglise.
Quelle longueur de cheveux est autorisée quand on est moniale ?
Il n’y a pas de mesure exacte quant à la longueur des cheveux des moniales. Il suffit que ceux-ci soient suffisamment courts pour leur permettre le port du voile.
Est-ce vrai qu’un moine prie toute la journée ?
La prière incessante est l’un des objectifs de la vie monastique. A l’invitation de Saint Paul dans sa première épître Thessaloniciens : « Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance : c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus ». Le moine et la moniale cherchent à vivre sans cesse en communion et en présence du Seigneur dans toutes leurs activités. Ils cherchent à Lui demander le plus souvent possible son aide afin de vivre selon l’Evangile en toutes choses. La prière est avant un don à recevoir de l’Esprit car les distractions arrivent vite. Elle n’est pas une récitation mécanique, mais une communion de cœur et d’esprit avec le Seigneur.
Pourquoi doit-on changer de prénom quand on rentre dans les ordres ?
Il n’est pas obligatoire de changer de prénom lorsque l’on devient moine ou moniale. Certains préfèrent même garder leur prénom de baptême. Si certains ou certaines changent de prénom, c’est parce qu’ils ou elles souhaitent se mettre sous le patronage d’un Saint ou d’une Sainte en particulier. Il peut aussi arriver qu’un frère ou une sœur porte déjà le même prénom en communauté. Alors on change de prénom pour éviter les confusions.
Est-ce qu’on a le droit de parler quand on vit au monastère ?
Lorsque cela est nécessaire, il est bien entendu autorisé de se parler, comme pour le travail. Les communautés se rassemblent aussi régulièrement pour partager sur tel ou tel sujet ou pour prendre des décisions ensemble. Le but du silence n’est pas de s’abstenir de parler, mais d’apprendre à écouter afin d’apporter la bonne parole au frère ou à la sœur qui en a besoin.
Avez-vous un chef, une sorte de patron ?
Chaque communauté élit parmi ses frères ou ses sœurs un(e) Supérieur(e), qui porte le nom d’Abbé, d’Abbesse ou de Prieur(e) pour guider la communauté et faciliter la communion. Les communautés sont aussi reliées les unes avec les autres, ce qui permet un regard extérieur apportant de nouveaux éclairages sur la vie propre de la communauté. Certaines dépendent de l’évêque diocésain, les autres de la Congrégation des Religieux/ses à Rome.
Est-ce que les moines, les moniales travaillent ?
Le travail fait partie intégrante de la vie du moine ou de la moniale. Travailler de ses mains permet aussi aux moines et aux moniales d’être solidaires de tous les travailleurs et de subvenir à leurs propres besoins et de partager avec les plus pauvres. Il est un facteur d’équilibre et d’épanouissement personnel et aussi d’ascèse. Le travail monastique est un bon moyen pour chercher le Seigneur dans tous les aspects concrets de la vie humaine.
Avez-vous fait des études ?
La formation permanente est un aspect de la vie intellectuelle des moines et moniales. Chacun et chacune, selon ses inspirations propres et ses capacités, prend du temps pour se nourrir spirituellement et intellectuellement afin de progresser dans la connaissance du Mystère de Dieu et de l’homme.
Est-ce qu’être moine / moniale est considéré comme un métier ? Gagne-t-il de l’argent ?
La vie monastique n’est pas un métier mais un mode de vie. Le travail qu’effectuent les moines et les moniales leur permet de subvenir aux besoins de la communauté. L’argent gagné est mis en commun et appartient à tous.
Est-ce qu’un religieux part à la retraite ?
L’âge et surtout la santé obligent parfois que les moines et les moniales cessent certaines de leurs activités, mais ils ne partent pas à la retraite comme dans la société. Cependant ils cotisent à l’Assurance Maladie et pour leur retraite comme tout le monde. Avec l’âge, leurs activités s’adaptent à leurs possibilités et il leur restera toujours la « charge » de la prière.
S’engager à rester célibataire toute sa vie est-ce possible ?
Oui, de nombreux moines et moniales l’ont déjà fait. La vie communautaire permet aussi de ne pas vivre une solitude trop difficile. C’est un don de Dieu, une grâce à demander dans la prière quotidiennement. Rester célibataire permet de ne pas refermer ses bras sur une seule personne, mais de les laisser ouverts pour accueillir tous ceux et celles qui se présentent à nous.
A-t-on des amis quand on est enfermé toute sa vie dans un monastère ?
L’amitié est un don qui nous est parfois offert. Les frères et sœurs en communauté ne se sont pas choisis, c’est le Seigneur qui nous a rassemblés. Dans la foi, nous savons donc que ce sont les frères et sœurs dont nous avons besoin. Les contacts avec les personnes de l’extérieur permettent aussi parfois de belles amitiés.
Une moniale peut-elle voir sa famille quand elle veut ?
La famille est autorisée à venir au monastère pour rencontrer le frère ou la sœur et rester même quelques jours à l’hôtellerie. En cas de nécessité, il arrive aussi que le moine ou la moniale se rende dans sa famille quelques temps, mais cela reste exceptionnel.
Devenir moine/moniale, comment le savoir ?
C’est comme dans l’amour humain ! Au départ, il faut qu’il y ait une rencontre, que le courant passe : le « filling ». Puis il faut fréquenter le monastère, se faire accompagner pour entamer un discernement…
Quelle est la question fondamentale à se poser avant de s’engager dans cette vie ?
Est-ce que je cherche vraiment Dieu ? Dieu est-Il la personne la plus importante pour moi ?
Comment choisir entre plusieurs communautés quand plusieurs m’attirent ?
Comme dans le mariage : l’aimé/e doit être préféré/e aux autres ! Choisir c’est décider ; décider c’est exercer sa liberté. Si t’es pas cap, reste chez toi : c’est pas mûr.
Est-ce que ce n’est pas ennuyeux de vivre toute sa vie dans un monastère, sans voir le monde ?
Contrairement à l’idée reçue, la vie monastique est passionnante et ceux et celles qui la vivent disent qu’ils voient beaucoup de monde en fait – bien plus qu’ils ne l’auraient supposé ! – et que le temps passe de plus en plus vite !
Peut-on faire du sport au monastère ?
Oui si c’est compatible avec ce que tu vis au monastère. La vie monastique elle-même c’est du sport : entrainement, effort, ascèse, coaching, volonté d’aller plus loin ou plus haut …sauf que tu n’es pas contraint d’être le premier et de faire des performances.
Est-ce qu’on a le droit d’être sur les réseaux quand on est moine ?
Au monastère on est relié à un tout autre réseau : celui du Ciel et de l’Eglise. On n’a plus du tout envie d’être sur les autres car on en voit les limites. Les relations changent : elles sont moins nombreuses mais plus profondes. Certains monastères ont une page Facebook mais 1 seul frère ou sœur s’en occupe.
Est-ce qu’on a du temps pour soi ?
Oui ; c’est un genre de vie bien équilibré. Mais le rapport au temps change : Tout le temps est pour nous et on apprend progressivement à bien l’utiliser, à ne pas le perdre, à en profiter. On est aidé pour cela !
Tu as encore une question ?
N’hésite pas à nous la poser, nous tâcherons de te répondre au mieux.
Si ta question concerne une communauté spécifique rends-toi sur son site internet et contacte-la via leur formulaire de contact.