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Le vœu de conversion de vie

Lorsqu’on pense à la vie religieuse et aux vœux qui l’accompagnent, spontanément viennent à l’esprit pauvreté, chasteté et obéissance. Or, si beaucoup de religieux prononcent effectivement ces trois vœux, ce n’est pas le cas des bénédictins. Ceux-ci, le jour où ils s’engagent, promettent obéissance, stabilité (ce qui signifie rester dans la même communauté, et donc, sauf cas exceptionnel, dans le même lieu de vie) et … conversion de vie.
Ce dernier vœu recouvre une réalité très vaste, c’est tout l’être qui se trouve ainsi engagé. Et c’est très beau. C’est sans doute l’un des points clé de la vie bénédictine et c’est celui qui m’a conquise lorsque je me suis posée la question de la vie religieuse.

Pour moi, la conversion de vie, c’est une chance qui m’est offerte de marcher chaque jour à la suite du Christ. C’est reconnaître que je suis en chemin, à une distance inconnue du but, et c’est accepter en même temps que je ne suis pas encore au terme de ma progression. Avec réalisme, saint Benoît nous demande de nous convertir, pas d’être déjà converti ! « Chaque jour je commence » nous disent les Pères à la suite de saint Paul. Et c’est cela qui nous est demandé ici.

La fédondité de la vie consacrée

Le plus grand sacrifice que le Christ m’a demandé en m’appelant à embrasser la vie monastique est certainement celui de ne jamais être maman, de ne jamais porter dans mon sein un tout petit qui vit en nous dès sa conception,
que l’on est appelé à aider à grandir, à devenir homme, à devenir femme. Quel mystère merveilleux que celui de la maternité – mystère insondable qui nous introduit dans le mystère de Dieu, mystère de la vie qui jaillit
d’un corps de femme. Mystère de ce bébé que la femme a la joie immense de recueillir sur son sein après l’avoir porté en son sein. La maternité est partie intégrante de la condition féminine. Alors comment, moi, vivre cette maternité ?

Un jour, le Christ m’a permis de comprendre que, par amour pour lui, je pouvais offrir mon désir d’être maman pour que d’autres femmes, qui n’arrivent pas à enfanter malgré leur désir profond, aient la joie de donner la vie,
pour que des parents puissent recevoir la vie au coeur de leur foyer et qu’en Lui, j’aurais tout. Lui, le Dieu de mon amour, serait ma joie. Le bonheur de ces couples seraient mon bonheur.

Ouverture au monde

Le choix de la vie monastique implique une certaine séparation du monde et une sobriété dans l’usage des moyens de communication. Cette prise de recul nous donne par rapport au monde la juste distance nécessaire à l’amour. Grâce aux informations reçues par les journaux et revues, les lectures écoutées silencieusement pendant les repas où toute […]

Lectio divina

Une moniale a un emploi du temps bien défini. Dans sa journée, il y a un temps pour chaque chose. Et il y a –quel bonheur ! – un temps (et même plusieurs temps) pour la lecture personnelle. Elle a ainsi la possibilité d’approfondir sa connaissance de la Bible. La Parole de Dieu, en pénétrant son […]

Fraternité

La fraternité est une dimension essentielle de la vie chrétienne. Les chrétiens sont réellement frères les uns des autres dans le Christ. Les moniales s’appellent « Sœurs » pour manifester que leurs relations sont fondées d’abord sur le Christ. C’est pour le Christ que nous sommes entrées au monastère et c’est en lui que nous sommes « Sœurs ». […]

Paix

« Recherche la paix et poursuis-la » écrit Benoît au début de sa Règle. Cette paix, nous apprenons à la cultiver jour après jour. D’abord en nous-mêmes. Il faut du temps pour être en paix avec soi-même, avec ce que l’on est, avec son passé. Nous la cultivons aussi dans les relations avec les autres. Il faut […]

Bénédictines

Notre nom « bénédictines » vient de Benoît, en latin benedictus. De fait, « Benoît était béni par la grâce et par le nom … » (Vie de saint Benoît par Grégoire le Grand). Benoît († 547) était un homme de paix et de prière. De nombreux disciples ont été attirés par son rayonnement et se sont groupés autour […]