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Présentation de l’abbaye de Maredsous

Monastère bénédictin fondé en Belgique à la fin du 19è siècle, l’abbaye Saint-Benoît de Maredsous regroupe aujourd’hui vingt-cinq moines et plus de deux cents collaborateurs laïcs. Tous travaillent ensemble aux différentes œuvres spirituelles, intellectuelles, éducatives, artistiques et économiques développées depuis près de 150 ans au cœur de la vallée de la Molignée, dans le diocèse de Namur.

Les fondateurs

Dès 1871-1872, un jeune Belge, Hildebrand de Hemptinne (1849–1913), moine à l’abbaye de Beuron en Allemagne, convainc ses supérieurs d’ouvrir une maison bénédictine dans son pays natal.

Les Desclée, grands industriels, ont une résidence secondaire à Maredret, village voisin, et songent à y fonder une chapelle. Sous l’influence d’Hildebrand et de Victor Mousty, leur intendant, ils se rallieront au projet d’une vaste abbaye qu’ils financeront, d’abord seuls, avec une grande générosité. Grâce à eux, Maredsous est fondée le 15 octobre 1872. Hildebrand en deviendra Abbé en 1890, puis sera élu premier Abbé primat de la Confédération bénédictine à Rome en 1893.

La constructionmaredsous abbayex300

Jean-Baptiste Béthune (1821-1894), est en Belgique l’un des initiateurs du style néo-gothique. Son inspiration est conséquente à son idéologie militante : le rétablissement après la période révolutionnaire de la société chrétienne. Celle-ci se matérialisera – telle du moins qu’il se l’imagine – par la résurrection, dans tous les arts, du style estimé chrétien par excellence : le gothique (XllIe-XVe s.). C’est dans cet esprit de restauration artistique qu’il fondera à Bruxelles, en 1862, les écoles techniques Saint-Luc promises à un brillant avenir.

Le style architectural choisi est le gothique primaire (seconde moitié du XIIe s., début du XIlle s.), et le plan général retenu est celui de l’abbaye cistercienne de Villers-la-Ville (XIlle s.). Pour mettre en œuvre ce projet, les Desclée engagent un chef de chantier, Gustave Soreil. Celui-ci réalise cette construction gigantesque avec les moyens mécaniques encore réduits de l’époque. Le fils de l’architecte, le Père Ghislain Béthune apportera des modifications bénéfiques aux plans initiaux, particulièrement en ce qui concerne l’église. En une vingtaine d’années, le rêve néo-gothique va se matérialiser en l’abbaye actuelle.

La communauté

L’abbaye poursuit depuis sa mission au sein de l’Église et du monde, dans l’accueil des pèlerins de saint Benoît et de très nombreux visiteurs (cafétéria et magasin), dans l’animation pastorale, les retraites et préparations aux sacrements, dans l’enseignement au Collège Saint-Benoît et au Grand Séminaire de Namur, dans la recherche scientifique (la « Revue bénédictine ») et l’édition (la « Bible de Maredsous »), ainsi qu’à travers des activités économiques, artistiques et alimentaires (atelier de céramique, menuiserie, boulangerie, fromagerie, brasserie, etc).

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