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La Règle de Saint Benoît

Dès le 3e siècle, des hommes et quelques femmes quittent la vie en société et se retirent dans les déserts d’Égypte et du Moyen-Orient. Ils s’appellent Antoine ou Paul, Macaire ou Pacôme, Basile ou Jérôme, Paula ou Macrine. Ils se sentent appelés intérieurement à aller aussi loin que possible dans la préférence concrète donnée au Christ.
Certains vivent seuls dans de petites maisons, partageant leur temps entre le travail et la lecture, dans une prière qui cherche à être continuelle. D’autres forment des communautés où l’on apprend l’art spirituel à l’école d’un ancien expérimenté.

Dans l’Italie du 6e siècle, Benoît de Nursie (480-547) quitte Rome où il étudiait pour suivre la voie de l’Évangile. Il s’établit d’abord dans la solitude d’une grotte à Subiaco. Bientôt rejoint par des disciples, il met en place avec eux une première forme de vie commune. Il gagne ensuite le Mont-Cassin où il fonde un monastère important pour lequel il écrit une Règle. Il y meurt le 21 mars 547.

La Règle de saint Benoît se distingue parmi les règles monastiques de l’antiquité en raison de son équilibre humain et spirituel qui faisait déjà l’admiration de saint Grégoire le Grand (+ 607), le biographe de saint Benoît. Elle va devenir peu à peu au cours des siècles la principale règle des moines en Occident, celle que suivront toutes les grandes abbayes et leurs innombrables prieurés durant le Moyen-âge.

Selon la Règle, le moine vient au monastère pour se mettre à l’école d’un maître spirituel – l’Abbé du monastère – afin d’y apprendre les chemins du service du Seigneur : comment penser et agir de manière à plaire à Dieu et à sauver son âme. Par la Règle, l’Abbé et la Communauté, le novice entre en contact avec la tradition monastique vivante.
Le moine est d’abord un disciple du Christ, de sa Parole et de son Esprit vivants dans son Église.

Il apprend à servir Dieu et les hommes, à l’image du Christ qui est venu non pour être servi mais pour servir.
Il apprend à aimer, à l’exemple du Christ qui a donné sa vie par amour pour les hommes.
En avançant dans une sainte vie et dans la foi, le cœur se dilate et l’on se met à courir avec une inexprimable douceur d’amour dans la voie des commandements de Dieu.

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