Au début des années 1970, un moine bénédictin arrive à la petite chapelle de Bédoin, vouée à sainte Madeleine, dans le Vaucluse. Que vient-il faire ici ? À l’heure des renouveaux et des changements, il entend continuer sa vie monastique, tout simplement, et, avec la bénédiction de son Père abbé, faire « l’expérience de la tradition » : prière, silence, travail manuel, office en latin, chant grégorien, liturgie traditionnelle.
Dédié à la sainte patronne de la Provence, le monastère Sainte-Madeleine est érigé en Abbaye en 1989 (bénédiction du premier Abbé et consécration de l’église), un an après avoir été reconnu par le Saint-Siège. Avec l’afflux des vocations, 8 moines sont envoyés en fondation en 2002, à Saint-Pierre-de-Clairac près d’Agen. Ils y sont maintenant 13, et une cinquantaine au Barroux.
L’accueil des hôtes de passage est une des caractéristiques les plus connues de la vie bénédictine.
Nous pouvons recevoir des messieurs et jeunes gens en retraite individuelle pour une durée pouvant atteindre une semaine.
Un tel séjour permet de participer à la prière des moines — offices liturgiques chantés en grégorien, et donc en latin (des livrets avec une traduction française sont mis à leur disposition au début des offices), temps d’oraison silencieuse — et de s’associer, dans une certaine mesure, à la vie de la Communauté : les hôtes disposent d’une cellule individuelle, prennent leurs repas avec les moines, écoutant avec eux les lectures au réfectoire.
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Agenda de l’Abbaye Sainte-Madeleine
Articles du Barroux
Vidéo sur les moines de l’abbaye de Barroux
La vie des moines de Barroux présentée par le journaliste-réalisateur Armel Joubert des Ouches de reinformation.tv
Discerner l’appel
Nous suivons aussi le grand critère de discernement de saint Benoît (incroyable sagesse qui date de plus de 1500 ans et qui est toujours d’actualité
S’engager dans la vie monastique
Nous veillons à mettre en pratique le conseil de Saint Benoît : ne pas accorder facilement l’entrée aux candidats qui se présentent, et les avertir
Témoignages
Seul garçon d’une famille de cinq enfants…
mes parents se sont toujours efforcés de me donner une saine éducation chrétienne.
Tout jeune, j’eus la grâce d’assister aux débuts de la communauté traditionnelle à Colmar, grandissant sous son ombre et m’investissant peu à peu comme servant de messe puis dans le scoutisme. Par le service de l’autel, je fus plongé au cœur de la liturgie, cette action divine qui fait descendre un peu de Ciel sur la terre, et j’ai alors ressenti une très vive attirance pour le sacré. Par le scoutisme, j’ai appris le don et le dépassement de soi ainsi que l’esprit d’équipe qui respecte la faiblesse du plus petit et s’appuie sur les plus vaillants dans une ambiance de saine fraternité ; véritable petite école de vie monastique !
Vers l’âge de cinq ans, je visitais avec ma famille le monastère bénédictin du Barroux situé dans un beau paysage de Provence, perdu entre le Mont Ventoux et les Dentelles de Montmirail. Dans ce monastère encore en construction, la vie monastique était vécue dans sa pureté originelle et j’en fus vivement frappé. À l’âge de 12 ans, j’eus une conviction intérieure que Dieu m’appelait à mener la vie monastique dans ce monastère et quatre ans plus tard je fis très sérieusement ma demande d’admission… qui n’a pu être acceptée qu’après mes 18 ans.
À la lecture de ces quelques lignes on pourrait penser que ce cheminement se fit tout simplement… mais pas du tout. Pendant les cinq années précédant mon entrée en religion, je fus sans cesse tiraillé par le désir de fonder une famille, d’avoir un métier passionnant ou de faire des choses extraordinaires, au point d’oublier parfois complètement ce désir de me donner à Dieu ; un combat intérieur souvent lourd à porter. Finalement, c’est Lui qui eut le dernier mot, j’étais dans sa main.