Une retraite à Jérusalem avec les bénédictines de ND du Calvaire

La Terre Sainte en mode contemplatif
Du 14 au 24 juillet 2019, les Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire proposaient aux jeunes femmes (professionnelles et étudiantes) une expérience unique de découverte de la Terre Sainte. Une moniale de Bouzy-la-Forêt faisait partie de l’équipe d’animation de cette « retraite sur le terrain » basée au monastère du Mont des Oliviers.
Les matinées étaient généralement consacrées à la visite des principaux Lieux Saints, tandis que les après-midis se passaient au monastère. Dans les deux cas, de larges plages étaient réservées à la lecture priante de la Parole de Dieu et la prière personnelle. Chaque journée comprenait aussi des temps communautaires : enseignements sur le thème de la retraite (‘Seigneur, apprends-nous à prier’), vêpres avec les moniales, relecture du soir… Des rencontres avec des résidents du pays (membres de diverses communautés religieuses, amies juive et palestiniennes des sœurs) ont permis aussi de percevoir plus en profondeur le mystère d’Israël.
Vidéo de présentation du monastère de Bouzy par France 3
Une équipe de France 3 Centre-Val de Loire a passé une semaine en immersion chez les bénédictines de Bouzy-la-Forêt dans le Loiret. Pourquoi ces femmes ont elles choisi de tout quitter pour une vie de prière retirée du monde ? Comment s’articule le quotidien des moniales et comment vivent elles en communauté ? Un magazine […]
Le roc de mon coeur

Témoignage de Ellene après sa participation au pèlerinage en Terre Sainte
« Ellene, nous partons à Jérusalem ! »
Lorsque sœur Marie, prieure présidente des Bénédictines de N-D du Calvaire, m’annonce qu’un pèlerinage aura lieu du 15 au 27 juillet 2018, il ne fait aucun doute que je participerai au voyage.
Ce n’est qu’une fois sur place, au monastère du Mont des Oliviers, que je réalise où je suis. Je reconnais les volets bleus, l’église et ses icônes grandioses, le jardin d’Oliviers. Les noms des sœurs me sont familiers, tout comme les lieux que nous sommes amenés à visiter : Jérusalem, Bethléem, Nazareth, le Jourdain, le lac de Tibériade…
Tu es mon amour, Seigneur, Tu es ma joie !

« La joie de l’Evangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. » (Pape François – La joie de l’Evangile, § 1)
Je suis rentrée au monastère de Kerbeneat (maison de Benoît) en 1995 et au début de ma vie monastique une sœur âgée de la communauté me demandait à chaque fois que je la rencontrais : « est-ce que vous êtes heureuse ? »
Cette question continue à m’habiter et elle est venue rejoindre la joie du jour de ma profession monastique, en l’Annonciation 1997. Depuis, chaque jour qu’il m’est donné de vivre, je le reçois comme un cadeau du Seigneur où je fais l’expérience de cette joie immense de lui appartenir pour toujours.
Dans la paix, la joie mais aussi dans les tempêtes et les vents contraires, Marie a été et est le chemin, l’étoile qui me guide jusqu’à son Fils.
Dans mon choix, suis-je libre ?

Choisir en vérité et librement, est-ce possible ? Qu’est-ce qu’être libre ? C’est d’abord reconnaître ce qui me permet d’être moi-même en vérité, ce qui construit mon être profond, créé par Dieu, et d’en réaliser l’accomplissement. La liberté n’est pas la possibilité de faire tout et n’importe quoi, c’est la possibilité de faire ce qui construit […]
Un choix éclairé par la Parole de Dieu

Comment avez-vous su que vous aviez fait le bon choix ?
Quand le choix a été fait, le premier signe a été une grande paix et une joie profonde. Ces signes, je les ai reçus lors d’un week-end, mon premier vrai séjour en communauté !
Les signes qui ont suivis me sont venus par la Parole de Dieu, lue, entendue, méditée.
D’abord, ce fut une confirmation de l’appel du Seigneur : « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute. » Sur le coup, rien d’extraordinaire, mais après, une question m’a habitée : « Et si je mettais mon prénom à la place de celui de Samuel ? »
Quelques mois plus tard, après mon entrée, dans ce temps que l’on appelle le postulat, en méditant le Psaume 83, le verset 4 m’arrête : « L’oiseau lui-même s’est trouvé une maison, et l’hirondelle, un nid pour abriter sa couvée : tes autels, Seigneur de l’univers, mon Roi et mon Dieu ! ». Pour moi, à ce moment-là, « tes autels » seront le monastère.
Un autre jour, c’est le verset du Psaume 15 : « Seigneur, mon partage et ma coupe, de toi dépend mon sort. » Dorénavant, Seigneur, c’est toi qui conduis ma vie.
Cette paix et cette joie m’habitent toujours après presque vingt ans au monastère. Et si parfois il y a des soucis, des doutes, des peines, je sais qu’elles sont bien ancrées au fond de mon coeur.
Soeur Anne
Comment reconnaître ma vocation ?

Comment savoir qu’on est appelé ?
Comment ça s’est passé pour vous ?
J’ai été attirée par le Christ, cela me donnait de la joie. J’ai laissé grandir cette joie et petit à petit ma soif de Dieu a dépassé tous mes autres désirs et j’ai demandé à entrer au monastère.
Connaissiez-vous le monastère avant ?
Non, j’ai d’abord décidé de suivre le Christ, puis j’ai cherché où. J’ai trouvé l’adresse dans un annuaire !!! J’ai été voir trois communautés et à Saint Jean de Braye, là je me suis sentie à ma place.