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« Si tu savais le don de Dieu »

« Si tu savais le don de Dieu ». Cette Parole m’a portée dès les premières années de ma vie religieuse et jusqu’à présent elle m’habite encore;
Elle m’a confirmée dans ma vocation en me découvrant une affinité avec Sainte Thérèse d’Avila, qui avait une dévotion particulière à la rencontre de Jésus avec la femme Samaritaine au puits de Sychar.
C’est cette parole que j’ai choisie comme thématique de ma première profession.

« Si tu savais le don de Dieu » ressemble à une promesse implicite, comme si le Seigneur s’apprêtait déjà à révéler son Don.
« Si tu savais le don de Dieu », ne s’adresse pas uniquement à une tête chercheuse, mais à un cœur assoiffé de la Justice que Dieu seul peut donner.

« Si tu savais le don de Dieu » fut le moteur de recherche qui m’a guidée dans la quête d’un visage qui m’attirait tout en semblant se dérober.
Le don de Dieu s’est fait attendre, s’est fait prier; mystérieusement, pour l’accueillir , nous ne sommes pas remplis instantanément mais plutôt dépouillés.
A marée basse,  une pauvreté de fond  se découvre, adoucie par une autre découverte: celle d’être la joie de Dieu.
Comme la joie d’un fiancé pour son épouse, le Seigneur dansera pour toi avec des cris de joie. C’est tout simplement inouï.

« Si tu savais le don de Dieu »
« Il est vivant le Seigneur devant qui je me tiens »: ce cri du prophète Elie, repris en écho par le Carmel me rappelle le don que le Seigneur m’a fait en m’appelant sur la montagne: me tenir devant lui, sans aucun mérite personnel, mais comme échantillon qui représente l’humanité .
Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir , mais dis ta parole unique et nous serons guéris.

Soeur Basilice

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