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branches mortes abbaye maumont4° dimanche de l’AVENT (Année A)

Is. 7, 10-16                                                   

   Il est courant, et peut-être de plus en plus, de chercher des signes pour rendre plus claire telle ou telle situation à laquelle nous sommes personnellement confrontés. Or, voici qu’en ce dernier dimanche du temps de l’Avent, le prophète Isaïe, un peu excédé devant des attitudes hostiles, déclare : « Le Seigneur lui-même vous donnera un signe. Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire Dieu-avec-nous). »

   Un signe parle. Donc il s’écoute, car il est message. En réalité, il fait signe d’autre chose que lui-même. « En partant du plus petit mot, nous pouvons rejoindre le lointain » écrit le passionné de la Bible, Frédéric Boyer.

   En employant le mot « signe », Isaïe ne cherche pas à démontrer quoi que ce soit. Il ne limite pas le sens de ce « petit mot ». Au contraire, il en libère toute la substance, tant nous savons que qui parle d’un enfant ouvre des perspectives insoupçonnées.

  Ce « signe » demande à être abordé par l’esprit qui s’élève avec lui, respire avec lui, et prie avec lui. A partir de lui émerge une vérité plus haute que celle que nous sommes capables de comprendre à première vue. Il fait appel à l’art de poser des questions justes. C’est le propos de tout prophète, ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui que de conduire l’humanité au-delà de l’immédiatement vérifiable. Il ouvre l’univers du sens dans lequel chacun est invité à bâtir son existence. en soi meme abbaye maumont

   Certains signes, mal interprétés, peuvent faire obstacle à ce que l’on cherche et devenir des pièges dangereux. Refuser les signes comme le fait Achaz dans notre texte, sous un faux prétexte, entraîne à la confusion. Le vrai prophète ne se laisse pas prendre dans ses filets.

   Isaïe, face au refus du roi, n’en n’annonce pas moins celui qui, dans son humilité, sa fragilité même, est « Dieu-avec-nous ». Nos résistances n’entament pas la bienveillance de Dieu envers nous.

  C’est à la reconnaissance, à l’émerveillement que nous sommes invités à une semaine de Noël. Préparée depuis longtemps, la venue de « Jésus, le-Seigneur-sauve » nous confond et nous bouleverse. Jésus n’a pas de date de naissance !

  Son nom suffit à l’inscrire dans l’aujourd’hui de chacune de nos existences.

 mère enfant abbaye maumont

    La tradition de la Crèche rejoint LE SIGNE que Dieu nous donne : sa présence depuis toujours et pour toujours à notre humanité.

   Ce n’est pas un anniversaire que nous nous préparons à vivre, mais l’actualité de la fidélité de Dieu jusqu’à se faire l’un de nous. Quelle extraordinaire nouvelle à nous partager autour de cet Enfant,

   LA BÉNÉDICTION DE DIEU sur notre terre !

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