Témoignage de Dara après un stage monastique à Taulignan

Je ne viens pas d’une famille religieuse, j’ai découvert le monastère grâce à une amie avec qui j’étais venue réviser pour le bac (accueil à l’hôtellerie). J’ai rencontré les Sœurs du monastère de Taulignan et leur gentillesse et leur douceur m’ont beaucoup touchée. Pendant mon séjour, j’ai regretté de ne pas les voir plus, et j’ai décidé de faire le stage monastique par curiosité.
Grâce au stage, j’ai pu découvrir la vie côté cloître, j’ai pu poser toutes les questions que j’avais sur la vie religieuse, la foi, les traditions chrétiennes et catholiques. Les Sœurs m’ont toujours répondu avec compassion et bienveillance. J’ai été accompagnée tout le long par une Sœur en charge du stage et une Sœur « ange-gardienne ». Je pense que ce stage était essentiel dans ma découverte de ma foi et si vous avez une envie, un peu de curiosité, un petit appel qui vous dit « et si j’essayais ? », ne vous retenez pas et foncez ! C’est une très belle expérience de vie qui va au-delà de la retraite parce qu’on passe « de l’autre côté » et peut-être qu’elle vous permettra de trouver votre chemin ou de vous pousser dans la bonne direction.
Témoignage de soeur Nathalie de la Miséricorde
J’avais 7 ans lorsque la lecture de vies de saints me fit découvrir que rien, dans la vie, n’est plus important que d’entrer en relation avec Dieu. Sans en parler à quiconque, je décidai alors d’être religieuse.
Avec le temps, cette aspiration demeura mais fut peu à peu enfouie sous les contradictions engendrées par mon désir d’être « normale » – ou de le paraître. Je bâtissais mes projets : « Une fois adulte, je fais des études, je travaille, je profite de la vie… et quand je serai trop vieille pour pouvoir faire autre chose, promis Seigneur, j’entrerai au couvent ! » Un jour, j’entendis que dans un certain monastère, les femmes de plus de quarante ans n’étaient pas admises. Horreur ! et si c’était partout pareil ? « Pas de panique, mon âme : à 39 ans et demi, tu y penseras ; d’ici là, tu as encore le temps… »
Témoignage d’une soeur : Comment oser entrer dans un monastère
Tu me poses la question : « Comment oser entrer dans un monastère ? »
L’attirance était très forte, comme irrésistible… Chercher le Visage de Dieu, se donner à lui entièrement en se laissant aimer, se plonger dans la prière… avoir le soutien de sœurs et avancer avec elles dans la grâce de Saint Dominique. La décision était presque prise mais les objections arrivaient aussi, très drues, et la peur ! Que faire ? Regarder en face ces objections avec intelligence et humilité, prendre conseil.
. Suis-je capable de vivre en communauté ? – les données objectives pour espérer que ça marche semblaient suffisantes à celles qui m’accueillaient.
. Comment oser s’échapper de ce monde où tant de multitudes souffrent, comment ne pas désirer soulager au moins quelques uns de mes frères ? – Petit à petit la certitude s’installait que la prière, comme une source vive, irrigue l’âme et se répand sur le monde. Même si je ne sais pas prier et me sens minable, c’est le Seigneur qui agit, l’amour qu’il dépose en moi est comme un maillon par lequel Il rejoint les cœurs.
Témoignage d’une jeune venue pour un stage de vie monastique
J’ai bien choisi ma semaine pour venir au monastère ! Deux grandes fêtes : l’une à mon arrivée et l’autre à mon départ.
J’ai découvert Taulignan la veille de la Saint Dominique. J’ai pu plonger dans la fête, accueillie dans une ambiance toute fraternelle et joyeuse, avec les sœurs , les frères et tous les amis du monastère venus célébrer avec nous.
J’ai eu la joie de vivre le quotidien des sœurs, accompagnée par soeur Véronique qui a veillé, en bon ange, avec beaucoup de délicatesse, à ce que je ne me sente pas trop perdue et qui a pris le temps de répondre à toutes mes questions !
Je ne me suis pas ennuyée : entre la liturgie, les temps de prière en cœur à cœur, le travail, les rencontres, la vie fraternelle… Une semaine bien riche !
J’ai découvert aussi d’autres figures de la famille dominicaine comme sainte Catherine de Sienne.
Avant de repartir, j’ai pu confier à la Vierge Marie pour la fête de l’Assomption toutes ces belles choses vécues à Taulignan et rendre grâce pour le Oui de chacune des sœurs à la suite du Christ. Oui qui nous rappelle que « Dieu seul suffit ».
Merci Seigneur et merci aux sœurs de m’avoir ouvert leur porte avec tant de gentillesse !
C.