L'Ascension du Seigneur

L'Ascension du SeigneurJeudi 30 mai - Solennité de l'Ascension du Seigneur

Horaires de la Messe et des Offices monastiques en page d'accueil du Carmel de Surieu (horaires du dimanche)

La plus grande des fêtes, c'est l'Ascension,
torrent de délices et comble de la joie !

La parure du corps, c’est la tête qui en est placée au sommet. La parure des fêtes, c’est celle que nous célébrons aujourd’hui. Car nous fêtons l’Ascension selon la chair de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est le sceau de toutes les fêtes du Seigneur. Elle parfait la beauté de l’économie du Seigneur en lui donnant son terme.

La première des fêtes, selon leur ordre, est la naissance admirable du Christ selon la chair. Qui ne voit de quelles louanges, de quelle admiration doit être entourée la descente vers nous du Grand Dieu, sa descente, mais bien plus sa condescendance ! Qui donc ne saurait admirer que le Seigneur de toutes choses ait pris la forme de l’esclave, et que celui qui contient tout, ait daigné naître d’une mère pauvre ?

L'Ascension du SeigneurAprès la naissance, vient la Théophanie ou Épiphanie qui ouvre nos yeux sur le mystère du Christ. Mais cette fête elle-même ne met pas son comble à notre joie : le corps mortel du Christ n’a pas encore revêtu l’immortalité par la glorieuse résurrection. La troisième des fêtes est donc la Résurrection qui suit de près la Passion salutaire. Cette fête donne la vie à ceux qui, par le baptême, ont été illuminés par le sang du Christ. Par elle, le monde qui s’était écroulé est relevé ; par elle, Adam tombé reçoit en partage la vie éternelle. Mais la joie n’est pas encore parfaite : il y a encore la Pentecôte où l’Esprit Saint, dans l’allégresse, est donné aux Apôtres.

Mais la plus grande des fêtes, celle devant laquelle tout discours n’est qu’un balbutiement, c’est l’Ascension, torrent de délices, et comble de la joie. Aujourd’hui, le Christ ouvre la porte des cieux ruisselants de lumière. Étendant sous lui l’air très fin en guise d’échelle ou d’escalier, il transporte l’homme de la terre au ciel ! Venez donc contempler ce cocher qui traverse les cieux des cieux. Personne, pas même Élie, n’était monté aux cieux, mais celui-là seul qui le dit clairement : "Personne ne monte au ciel, si ce n’est le Fils de l’homme qui est au ciel".

Ce bon pasteur avait laissé sur les montagnes les quatre-vingt-dix-neuf brebis, c’est-à-dire les anges, pour venir chercher la brebis perdue. Il l’a trouvée et la ramène aujourd’hui sur ses épaules ; il l’offre en cadeau au Père céleste, disant : "Père, j’ai trouvé la brebis perdue, celle que le serpent avait induite en erreur. Sur les chemins de son errance, je l’ai vue salie par la boue du péché, je l’ai saisie par la main de ma divinité, je l’ai relevée en hâte, poussé par l’amour de mon cœur. Je l’ai lavée dans le Jourdain, parfumée de l’onction de mon Esprit. Maintenant, ressuscité, me voici, j’offre à ta divinité ce don qui n’est pas indigne de toi : la brebis à l’image du Verbe !" (Épiphane de Salamine, Homélie 4).

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