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  Deux petits enfants syriens sont blottis l’un contre l’autre, ils regardent leur maison en    flamme, c’est fini, tout est mort. Et la petite fille dit à son frère : « Dis, c’est ça l’enfer ? » et lui de répondre : « Oui, mais nous, on s’aime ».

Ces deux enfants, c’est peut-être toi et moi aujourd’hui face à « Lui » qui est mort, lui qu’on a tué alors qu’il était tout amour, toute intelligence, toute beauté, toute douceur.

« Jésus voit l’enfer sans fond

C’est celui de tout homme son frère

Le soleil sombre avec lui

Dans l’homme, au fort de la nuit »

Aujourd’hui au monastère, on ira travailler, parce qu’on ne sait plus trop quoi faire, le cœur est ailleurs, il est là, devant le tombeau à espérer. Nous voilà toutes absolument appauvries. Notre voix pourtant module des chants splendides, des plaintes qui changent les cris en mélodies et qui espèrent. Les femmes restent là, à regarder le tombeau, à garder la vie et la mort toutes mêlées, toutes pétries d’un amour infini.

Nous attendons la nuit, cette nuit immense qui va se lever bientôt car elle commencera par un feu qui va jeter sa flamme bien haut dans le ciel noir. Les étoiles seront sur la terre, elles s’allumeront un peu partout dans le monde, là où sont des chrétiens qui prient et aiment leurs frères, le feu nouveau ! Puis les psaumes éclateront comme des fleurs printanières : Dieu ne nous a pas trahis, la Vie ne nous a pas trahis, Il est là avec nous, ce Dieu Emmanuel et jamais, au grand jamais, nous ne perdrons cette joie-là qui a traversé l’enfer ! Ne dormons pas cette nuit, ou alors, d’épuisement et de bonheur :

Alleluia, ô ma joie, Christ est ressuscité !

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