• Bénédictins
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    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Saint Joseph de Brou

Relativiser tout ce qui un jour disparaîtra

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Soeur Marie Hélène vous parle...

Je suis née à Brou-sur-Chantereine, dans une famille chrétienne. J'ai fait ma première communion à 6 ans entourée de mes 3 frères plus âgés que moi. Il me semble que l'éveil de ma vocation remonte à cette époque-là. Très tôt je posais des questions sur les différents genres de la vie consacrée, mais je cherchais surtout ce qui concernait la vie contemplative.
En 1933, ce fut l'arrivée des premières Sœurs de la Congrégation à Brou pour y fonder le premier prieuré.
Comme nous habitions tout près (à 1 km), nous n'avons pas attendu pour faire leur connaissance. J'étais encore bien petite, mais j'ai été tout de suite frappée par la paix, la joie de cette communauté qui priait si bien. C'est ainsi que j'envisageais sérieusement d'entrer là, pour réaliser ma vocation contemplative.
En Juillet 1942, je pus enfin réaliser mon rêve, ce qui demandait un grand sacrifice à ma famille. J'entrais donc à Brou comme postulante.


Au cours du noviciat, période d'initiation à la vie monastique selon la règle de St Benoît, j'ai découvert peu à peu, dans la joie, le but de la Congrégation : «resplendir le mystère de la Croix par l'oblation que ses membres font d'eux-mêmes à la volonté de Dieu».
J'ai aimé aussi la formation au travail. Il n'est pas un passe temps, on le fait dans le calme. C'est la manière de se «» soi-même pour le bien de la Communauté.
Après ma profession le 7 décembre 1944, en ce qui concerne le travail, je suis passée presque dans toutes les charges. En servant durant de longues années à la cuisine... et comme chantre (ce que j'aimais beaucoup!)
Vers 1970, il a fallu abandonner le Grégorien, se mettre à réciter l'office en français, etc... autant d'adaptations qui finalement m'ont servi à me détacher de mes goûts personnels.
Vers 1980, je me suis initiée à l'Art de l'Icône. J'ai pu découvrir là une aide pour la prière, la contemplation, un moyen d'exprimer sa foi. On expérimente aussi ses limites... ne pouvant pas assez rendre par le pinceau, ce qu'on perçoit entièrement.


Le plus important – à travers tout cela,- c'est de se poser souvent la question primordiale: «qu'es-tu venu chercher ici ?» Donc, voici ce que j'ai le plus creusé:
1° La recherche incessante de la présence de Dieu, s'émerveiller de ce que Dieu est Dieu, qu'il nous aime tel que nous sommes, et veut que nous soyons sauvés.
2° Relativiser tout ce qui un jour disparaîtra, tout en mettant beaucoup d'amour à faire ce qui est à faire ; donc bien vivre l'instant présent avec le Christ, le moyen le plus sûr de «Dieu».
3° Rendre grâce pour la vie communautaire. Certes, parfois un peu difficile, vu les différences des caractères, mais tellement enrichissante. Nous avons beaucoup à rendre grâce pour les dons de chacune qui sont si bien partagés, d'une manière ou d'une autre.
4° «voulons nous aider mutuellement à vivre pour Dieu dans le Christ Jésus» nous dit notre règle de vie. Nous aimons en effet tous ces partages fraternels, où on apprend à se connaître en profondeur. Il est bon de «les fardeaux les unes les autres» à rendre un service avec le sourire, ou bien à le recevoir. Il y a aussi la «» d'avoir à se pardonner après un heurt, c'est encore une occasion de rencontrer le Seigneur.
5° Il y a chaque jour, des occasions pour nous convertir, les années passent vite, alors «en avant, c'est le Seigneur qui vous guide, il n'y a qu'à le suivre»
Seigneur, je ne sais comment exprimer ma reconnaissance, mon émerveillement pour toutes les grâces reçues. Comment dire merci à la Congrégation pour tout ce que je lui dois.

Je veux te rendre gloire, ô mon Dieu.
Je veux bénir ton nom
pour les siècles et les siècles.
Chaque jour, je veux te bénir,
Je veux louer ton nom pour les siècles des siècles.
Ps144
Amen! Alleluia!

Sœur Marie-Hélène

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