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2 cierges abbaye maumont   1° dimanche de l’AVENT (Année A)

   Isaïe 2, 1-5                                                   

  Avec le prophète Isaïe, nous allons parcourir notre chemin d’Avent. Le livre d’Isaïe n’est-il pas souvent présenté et lu comme l’Évangile du Premier Testament ? Par ailleurs, le nom « Isaïe » en hébreu signifie « Que le Seigneur sauve ». Même étymologie que le nom de Jésus.

   Ce n’est pas simple coïncidence. Une orientation est donnée que ces quelques semaines avant Noël vont nous offrir.

    Aujourd’hui, une vision : des peuples et nations s’encouragent – et avec quel enthousiasme – à faire l’ascension de la montagne du Temple de Jérusalem, non pour y sacrifier, mais y recevoir la Torah « la Loi » ou enseignement et la parole de Dieu. Ce n’est plus seulement, Israël qui reçoit la Torah, mais tous y sont appelés. Tous en ont soif : « Venez, montons à la montagne du Seigneur, à la maison du Dieu de Jacob. Qu’il nous enseigne ses chemins et nous suivrons ses sentiers ! »

  Quel élan !

Quel désir de choisir la parole comme guide !montagne2 abbaye maumont

  Cette parole, ce ne sont pas des mots seulement. Elle se fait événement.

  Par son écoute, des hommes sont rendus capables de souhaiter et de décider de faire la paix, de déposer les armes. Mieux encore de les transformer en outils pour servir et non plus pour détruire : « De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Ils n’apprendront plus la guerre. » Utopie ! Doux rêveur celui qui écrit ainsi ! Une lecture rapide au premier degré peut nous laisser méfiants. Ce qui est dit ici n’est pas l’équivalent de nos informations quotidiennes.

  Nous sommes dans un tout autre registre : celui du projet de Dieu. C’est Dieu qui nous désire ainsi, pacifiés, heureux de vivre ensemble. Aussi : « Marchons à la lumière du Seigneur ! » Le temps de l’Avent est une invitation à l’espérance. Non pas celle qui serait seulement un « ça ira mieux demain ! », mais cette certitude chevillée au corps que la main de la créature peut rencontrer la main du Créateur.

   Alors pouvons-nous chanter avec sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : « Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère. Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit. Tu le sais, ô mon Dieu ! Pour t’aimer sur la terre, je n’ai rien qu’aujourd’hui. Que m’importe, Seigneur, si l’avenir est sombre ? Te prier pour demain, oh non, je ne le puis ! Conserve mon cœur pur, couvre-moi de ton ombre, rien que pour aujourd’hui. »

 oiseau en vol abbaye maumont 

Quel souffle et quelle simplicité !

    Le secret de « la petite fille espérance » de Charles Péguy !

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