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                                  26° dimanche T. O. B

   Mc. 9, 38-43. 45. 47-48

   Poser une question, c’est s’exposer à une ou des réponses qui nous déplacent. Et c’est heureux ! Classer, étiqueter ne permet pas d’élargir notre horizon. Or, nous sommes faits pour les vastes espaces. S’enfermer entre soi crée la secte des parfaits. Or, il faut marcher, risquer l’aventure de l’autre. Nous ne serons pas déçus !

   Comment Jésus remet-il ses disciples, tentés de rester entre eux autour du « Maître » dont ils font leur Maître, sur la bonne voie ? Il leur donne à comprendre qu’il se donne à tous. Il n’est pas le Sauveur de quelques uns, de quelques privilégiés.

   Beaucoup invoquent son Nom, vivent de sa vie, font le bien en son Nom sans le crier sur les toits. Jésus est assez juste et vrai pour les reconnaître et leur en savoir gré. Sa pédagogie passe le soi-disant savoir de ses propres disciples. Eux s’en tiennent aux références acquises. Mais de quel droit peuvent-ils s’auto déclarés comme ses disciples ? Comment peuvent-ils dire : «  il n’est pas de ceux qui NOUS suivent », quand eux-mêmes refusent Jésus quand il leur parle de ses souffrances à venir, comme nous l’avons vu les dimanches précédents ?

   Personne ne naît disciple. Chacun apprend à le devenir. Alors que les disciples parlent de miracles, Jésus ne va pas plus loin qu’un modeste « verre d’eau ». Le plus concret lui va bien. Il va maintenant montrer aux disciples quel est le vrai scandale – ce qui fait tomber l’autre. Ce n’est pas tant d’être en dehors ou dans le groupe. La vie de chacun peut apporter bonheur, paix, joie, sérénité, consolation, compassion… à son semblable, son frère. Il en a vraiment la capacité et c’est le bien le plus précieux, le cadeau quotidien du « verre d’eau » qui rend plus humains celui qui donne et celui qui reçoit. C’est la base de toute éthique chrétienne ou pas. 

 jmclibrededroit0599  Mais selon l’Évangile, cela s’appelle le Royaume, en devenir, chaque instant en croissance. Cela demande une certaine radicalité dans nos choix et nos détachements, surtout de nos idées toutes faites. Sans doute est-ce un appel à certaines ruptures qui peuvent nous coûter. Tout ce qui nous empêche une relation authentique avec le Jésus de l’Évangile, retranchons-le avec courage et détermination

   C’est pour un gain, non pour une perte. Certes, les images utilisées par Jésus nous paraissent excessives et elles le sont. Elles nous provoquent et peuvent nous choquer. Suivre le Christ n’est pas un long fleuve tranquille. Si nous voulons marcher à sa suite, il est devant nous et avec nous. C’est lui qui fera la lumière en nous. Ne nous soucions pas du comment-faire-par-nous-mêmes : cela ne conduit nulle part sinon à une impasse qui serait la pire entrave à une vraie suite du Christ.

  Ouvrons-lui notre désir, exposons-le à sa présence. Il saura y répondre et nous faire percevoir la voie par laquelle il nous faut passer pour le laisser nous rejoindre.     C’est comme cela que l’on devient disciple !chemin abbaye de maumont

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