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carmel de surieu - Mercredi des CendresMercredi 22 février – Mercredi des Cendres

Horaires de la Messe et des Offices monastiques en page d’accueil du Carmel de Surieu (horaires de semaine)

Les réalités terrestres s’évanouissent,
comme poussière au vent…

Le Carême est le temps pour retrouver la route de la vie. Chacun de nous peut se demander : sur le chemin de la vie, est-ce que je cherche la route ? Quelle est la route ? Revenez à moi, dit le Seigneur. À moi. C’est le Seigneur le but de notre voyage dans le monde. La route est fondée sur Lui.

Pour retrouver la route, aujourd’hui nous est offert un signe : des cendres sur la tête. C’est un signe qui nous fait penser à ce que nous avons en tête. Les cendres que nous recevrons sont pour nous dire, avec délicatesse et vérité : des nombreuses choses que tu as en tête, derrière lesquelles chaque jour tu cours et te donne du mal, il ne restera rien. Les réalités terrestres s’évanouissent, comme poussière au vent. Le Carême c’est redécouvrir que nous sommes faits pour le feu qui brûle toujours, non pour la cendre qui s’éteint tout de suite.

carmel de surieu - Mercredi des CendresDans ce voyage de retour à l’essentiel qu’est le Carême, l’Évangile propose trois étapes : l’aumône, la prière, le jeûne. À quoi servent-elles ? L’aumône, la prière et le jeûne nous ramènent aux trois seules réalités qui ne disparaissent pas. La prière nous rattache à Dieu ; la charité au prochain ; le jeûne à nous-mêmes. Dieu, les frères, ma vie : voilà les réalités sur lesquelles il faut investir. Voilà où le Carême nous invite à regarder : vers le Haut, avec la prière qui nous libère d’une vie horizontale. Et puis vers l’autre avec la charité qui libère du fait de penser que les choses vont bien si elles me vont bien à moi. Enfin, il nous invite à regarder à l’intérieur, avec le jeûne, qui nous libère de l’attachement aux choses. Prière, charité, jeûne : trois investissements pour un trésor qui dure.

Jésus a dit : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Mt 6, 21). Le Carême est un temps de grâce pour libérer le cœur. C’est un temps pour fixer le regard sur ce qui demeure. Où fixer alors le regard le long du chemin du Carême ? C’est simple : sur le Crucifié. Jésus en croix est la boussole de la vie, qui nous oriente vers le Ciel. La pauvreté du bois, le silence du Seigneur, son dépouillement par amour nous montrent les nécessités d’une vie plus simple. De la Croix Jésus nous enseigne le courage ferme du renoncement. Jésus sur le bois de la croix brûle d’amour, il nous appelle à une vie enflammée de Lui, qui ne se perd pas parmi les cendres du monde ; une vie qui brûle de charité.

Est-il difficile de vivre comme lui le demande ? Oui, c’est difficile, mais il conduit au but. Le Carême nous le montre. Il commence avec la cendre, mais à la fin, il nous mène au feu de la nuit de Pâques ; à découvrir que, dans le tombeau, la chair de Jésus ne devient pas cendre, mais resurgit glorieuse. Cela vaut aussi pour nous, qui sommes poussière : si avec nos fragilités nous revenons au Seigneur, si nous prenons le chemin de l’amour, nous embrasserons la vie qui n’a pas de couchant. Et nous serons certainement dans la joie (« Homélie » du Pape François, mercredi des Cendres, 2019).

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