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Saint Joseph « Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.

Joseph est compté parmi les justes que nous avons dans la Bible, et l’homme juste, selon les Écritures, est un homme ajusté à la parole de Dieu, à la Thora. Or si Joseph était un juste comme les Écritures le veut, il n’aurait pas d’autre choix que de livrer son épouse à la lapidation. Et si c’était un juste comme nous, nous l’entendons, il n’avait qu’à garder Marie et faire semblant que l’enfant est à lui alors qu’il n’en savait rien. Joseph, l’homme juste est devant un dilemme. De toutes les façons renvoyer Marie même en secret, c’est l’exposer à la lapidation car tôt ou tard, il va falloir qu’elle s’explique sur sa grossesse. La garder avec lui, alors qu’il ne sait rien sur le père de l’enfant c’est aussi injuste car il n’en est pas le père.
 
L’homme juste se trouve devant un choix, qui de toutes les façons fera parler. Aujourd’hui, nous pouvons penser à ces personnes qui comme Joseph sont invitées à suivre leur conscience en faisant le moins mal, en faisant de leur mieux quelque soit le prix à payer.
 
Devant la décision à prendre Joseph commence par faire appel à son intelligence et à sa bonne foi ; il ne faut pas déshonorer Marie, « même si elle l’a déshonoré (puisqu’il ne sait pas d’où vient l’enfant…) » Il faut continuer à aimer, voire même à protéger cette personne qui visiblement l’a trahi. Comme on dirait, il faut s’en séparer en bons termes. Joseph décide de le faire le plus discrètement possible, et Marie trouvera peut-être « un bon Samaritain sur son chemin pour l’aider, mais Joseph ne se sent pas, dans un premier temps, être ce bon Samaritain en question.
 
Peut-être, après prière et réflexion, il trouve une autre solution moins facile et plus risque… – que Mathieu dans son Évangile présente comme un songe venant de l’Ange – prendre Marie chez lui malgré tout. Prendre sur ses épaules une responsabilité dont il n’y est pour rien. Marie, même si elle aurait fauté, ne mérite pas être mis à la porte, entre les mains de tous les extrémistes possibles qui la rapineraient. Joseph assume un mystère dont il n’a pas de clef, il assume avec courage et foi. Espérant contre toute espérance, il décide de protéger son épouse aimée et l’enfant sans « père » sera désormais le sien aux yeux de l’entourage même si Joseph et Marie savent très bien qu’il n’est pas ainsi.
 
En ce jour de la fête de saint Joseph et en plein mois de saint Joseph, mes frères et sœurs, je nous invite à nous mettre devant Dieu dans la foi et la confiance. Demandons-lui de nous aider à ne plus chercher qui est coupable… De ne pas avoir peur de porter le péché, peut-être, de nos frères et sœurs afin de le gagner à tout prix au Christ. Peu importe d’où vient l’enfant, c’est un enfant, une vie qui est là, qui n’appartient à personne, Dieu nous demande de le prendre en charge et de l’adopter si bien que tout l’entourage peut croire qu’il est nous.
 
Dieu veut faire de nous en ce temps de Carême et par la prière de notre Père saint Joseph, le chef de sa maison, le maître de tous ses biens, sommes-nous partants ? Il nous avait dit vendredi passé : « Toi mon enfant, tu es toujours avec moi, tout ce qui est à moi est à toi».  Avons-nous pensé que Dieu a plein d’enfants sans pères, ces petits qui n’appartiennent à personne d’autre que Dieu, qu’en acceptant d’être « toujours avec Lui, tous ces enfants deviennent en quelques sorte, à nous ? Le « pire » ou le meilleur de l’Histoire est que ces enfants peuvent-être Dieu lui-même qui vient faire sa demeure chez nous, en nous. A notre tour aujourd’hui, si nous sommes convaincus d’être vraiment ses enfants il nous dit : « Bon, fidèle et serviteur… Entre dans la joie de ton Seigneur. Tu as été fidèle dans les petites choses, je te confierai de plus grandes».  Encore une fois, BONNE FÊTE.