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« Suis-moi »

La liturgie de ce jour nous présente l’appel du publicain Mathieu. A première vu, cet homme était tout sauf saint ! Et pourtant, c’est à lui que Seigneur adresse son appel de feu « Suis-moi. » Je ne suis pas très sûre si Mathieu connait l’inconnu qui lui adresse la parole avec autant d’autorité, mais admirons sa réaction face à cet ordre : « Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait».
La réponse de Mathieu est aussi radicale que l’appel de Jésus ! Mathieu n’a pas peur, même s’il ne connait, peut-être pas cette personne qui lui adresse la parole avec autant de force et d’autorité, il n’hésite pas, il se lève, il laisse tout derrière lui (le verbe utilisé par le lectionnaire liturgique est « abandonner » qui, à mes yeux est plus fort que « laisser ») et il suit le Seigneur !

Mathieu, est-il naïf ou inconscient ? Comment sur un appel d’un inconnu, peut-on tout abandonner est partir ? Non Mathieu n’est ni naïf ni inconscient, il est saisi. Et il court pour tâcher de saisir celui qui le premier, l’a saisi. Mathieu est fou d’amour, un peu comme la veuve de l’Evangile dont parle Jésus : « Les autres ont donné ce qu’ils avaient en trop, mais elle a donné sa vie-même, tout ce qu’elle avait pour vivre ». Ce qu’elle avait pour vivre c’est quoi ? Deux piécettes, peut-être deux centimes… Mais cela n’a pas vraiment d’importance, ce qui compte pour le Seigneur n’est pas beaucoup donné mais tout donné. Toute sa vie, son assurance, ses protections… Le Seigneur a besoin de tout pour pouvoir nous prendre et nous guider. Les saints disent souvent : « Tant qu’on n’a pas tout donné, on n’a rien donné».

Mathieu sans passer par les deux ans de catéchuménat, a tout à fait tout compris, « il abandonne tout et il suit le Seigneur » Il sait par le cœur que si le Seigneur l’appelle alors qu’il voit qu’il est au bureau, a ses raisons, donc, il agit sans poser des questions, il comprendra après.

En ce jour on peut prendre le temps de laisser raisonner en nous cette appel du Seigneur, peut-être sur nous, là où nous sommes aujourd’hui, le Seigneur passe en ce matin et il nous dit un peu comme à Jean : « Toi suis-moi ». Je nous souhaite, ce jour le don du discernement et d’écoute. Ce n’est pas toujours évident de comprendre et d’agir selon la volonté du Père, surtout si on commence par tout analyser pour mesurer les pours et les contres de ces raisons… Faisons comme Mathieu, abonnons tout ce qui a fait notre assurance jusqu’à aujourd’hui et faisons confiance au Seigneur et suivons-Le !

Nos idées toutes faites, nos convictions, nos biens en trop, nos hésitations face à un appel précis, nos relations qui nous éloignent du Seigneur et des autres… Bref, toutes ces choses qui nous ont peut-être façonnés jusqu’à ce jour, mais qui au fond ne nous conduisent pas à la Vie et au Bonheur. Osons les abandonner pour une nouvelle vie, la vraie à la suite du Christ.

As-tu encore peur ? Regarde Mathieu et demande-lui d’en parler au Maître afin qu’à ton tour tu aies la force, le courage, et surtout la joie de tout abandonner et de suivre le Christ.

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