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« Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,  laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. »

 
Décidément cette première semaine de carême a vraiment de choses sur le frère, le prochain. En méditant sur l’Evangile de ce jour, je sens que le Seigneur nous mets en garde contre l’hypocrisie. Si nous voulons nous présenter devant Dieu en toute vérité, rien à faire, il faut vraiment que nous regardions le prochain en face et que nous nous mettions en paix avec lui.
 
L’exercice d’aujourd’hui consiste, non pas à nous demander si nous avons quelque chose contre notre frère, et d’ailleurs, cela n’est pas trop difficile car souvent nous avons tellement de raisons pour reprendre notre frère… le Seigneur en ce jour nous demande de ne pas d’abord nous regarder, mais de regarder notre frère, il nous demande d’aller vers lui, d’entrer en dialogue avec lui et ainsi construire quelque chose avec lui. Beaucoup de nos faux pas, nous les faisons parce que nous nous plaçons au centre de tout. Nous devons regarder les choses, nos pas à partir de nous mais à partir de ce qu’elles sont en soi. Ce n’est pas nous qui sommes la mesure des choses, et encore moins, de personnes, c’est Dieu, le Père et Créateur de tout qui tient la clef du mystère.

Nous ne pouvons pas prétendre aimer et servir Dieu de tout notre cœur si notre frère nous reste tout à fait indifférent, voire même hostile. Saint Jean nous dit : «Quant à nous, nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier. Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas. Et voici le commandement que nous tenons de lui : celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère. (1Jn 4,19-21)
Il me semble que l’offrande à Dieu passe par la réconciliation avec le frère ; la parole de Dieu ne dit pas de renoncer à offrir notre offrande si nous avons quelque chose à nous reprocher vis-à vis de notre frère, elle nous demande de différer l’offrande et de revenir après la réconciliation. J’ai l’impression que la paix de notre frère fait partie de notre relation avec Dieu. C’est pour cela, me semble-t il que l’Evangile de ce jour nous défends de nous mettre en colère contre notre frère, de ne pas l’insulter et de ne pas le traiter de fou. Toutes ces attitudes nous sont tellement familières, mais sont-elles constructives d’une vraie relation avec nos frères ? Rien n’est moins sûr !  
Il est encore temps, hâtons-nous de considérer nos frères, des les estimer et de leurs faire une place dans le cœur de notre offrande, sinon, notre offrande ne sera pas accueillir devant la face de Dieu, il nous demandera, et il le fait toujours, comme il l’a demandé à Caïn, « Où est ton frère ? » Allons-nous lui répondre comme Caïn, « je n’en suis pas gardien » ou allons-nous dire comme Jésus « Me voici, moi et les enfants que tu m’as donnés » Fort heureusement le choix nous appartient ! Bon choix !

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