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« Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. » (Lv 19, 1)

 

Aujourd’hui le Seigneur pose devant nous un ordre évangélique : « Soyez saints ». Concrètement le Seigneur nous pousse en ce jour vers le Royaume des Cieux. Il nous appelle à y entrer maintenant « parce que » c’est urgent ! C’est un peu comme on dit à un enfant têtu : ‘c’est bon, maintenant arrête’. Je remarque que cet ordre pour la vie ne vient pas comme un cheveu sur la soupe, il a eu une préparation, le Seigneur a commencé par des conseils, des exhortations… (cf. Lv 11,45

Mais aujourd’hui, comme nous l’entendions le Mercredi des Cendres : « c’est maintenait le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut ». Et ailleurs dans les Épîtres de Paul « C’est le moment l’heure est venu de sortir de votre sommeil ». « Aujourd’hui, écouterez-vous sa parole, ne fermez pas votre cœur». Et quelle est cette parole ? « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint».

Les lectures du jour nous donnent deux moyen d’agir qui en fait, ne font qu’un. Dans la première lecture il est dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même». Le prochain ici est « le frère » quelqu’un que l’on connaît, quelqu’un qui ne nous est pas indifférent, non pas seulement positivement : quelqu’un, par exemple, qui m’est agréable vers qui je suis porté naturellement, mais aussi quelqu’un qui m’est moins sympathique, quelqu’un que j’ai du mal à aimer ou que je n’ai pas forcément envie d’aimer. C’est de lui que le Seigneur parle quand il dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Et plus haut dans la lecture, il nous est donné des attitudes et des comportements à adopter à l’égard de ce prochain. Si vous avez envie de savoir au juste, qui pourrait être ce mystérieux prochain, je vous invite à aller voir dans Luc 10, 25-37.

L’Évangile du jour, nous donner la première partie du commandement tel qu’il est proposé dans le texte de Luc dont nous faisions allusion : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence ». Quand on lit cela, on se dit « super, c’est ce que j’essaye de faire chaque jour, j’aime le Seigneur ; « Jésus, je t’aime ! Tu es toute ma joie… ! » Et c’est magnifique. Mais seulement les choses se complique quand Jésus me révèle son identité ici et maintenant : « Je suis malade, en prison, étranger, sans domicile… et j’ai besoin de toi car : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” Le Seigneur que nous avons à aimer de tout notre cœur… n’est personne autre que le malade, le prisonnier, le jeune de cité… que je côtoie chaque jour, sans pour autant arriver à l’identifier.

Autant le prochain est identifiable, je peux le voir, et décider de l’aider ou de l’éviter et continuer mon chemin dans ma « recherche » de Dieu ; autant Dieu est « imprévisible » Il « se cache » là où je ne l’attends pas forcément. Le seule moyen pour le trouver c’est de s’attendre à le trouver « toujours et partout ». Pour ne pas passer à côté de lui sans réagir, je suis invité à me mettre à son service à chaque fois qu’il risque d’être présent sur mon passage… Et quand risque-Il d’être présent sur mon passage ? C’est à chaque fois que je rencontre un être humain qui est là et qui me regarde et qui des fois sollicite mon aide. C’est, à coup sûr Lui car il me dira si je ne fait rien : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.

Voyez-vous la sainteté qui nous est demandée n’est pas une sainteté abstraite qui est loin de nos préoccupation quotidiennes. Le Seigneur nous demande d’être saints ici et maintenant ; c’est-à-dire dans le concret de notre vie, dans le jour après jour avec mes sœurs et frères, en communauté, au travail, en famille, dans le train, sur la route en voiture… Absolument partout et toujours !

C’est génial, la sainteté n’est pas réservée à ceux qui ont du temps de partir en pèlerinage à Rome, à Taizé, à Lourdes… ; elle n’est pas non plus que pour les moines vivant loin de la cité et passant leur vie dans la contemplation du Dieu, pas d’avantage, réservé au pompiers ou à tous ces personnes qui se précipitent à chaque fois quand leur téléphone sonne pour rendre service à qui le leur demande. Non la sainteté, on va dire, t’est réservée à toi qui que tu sois et comme tu es et là ou tu es ! Tu peux si tu fais confiance, c’est pour cela que le Seigneur, pour une fois, ne te donne pas un conseil, il te commande d’être saint, parce que tu as les moyen à ta disposition. Tu as tout ce qu’il te faut pour cela !

Alors « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint ».

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