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Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. » (Mt 7,12)

 
Les anciens appelaient cette parole qui nous est donnée aujourd’hui, « une Règle d’or ». On constate en fait que c’est le b-a-b de l’amour du prochain, de la vie en société, de l’harmonie entre les hommes. Dans l’Ancien Testament déjà, nous avons cette recommandation : « Ne fais à personne ce que tu détestes, et que cela n’entre dans ton cœur aucun jour de ta vie. » (Tb 4, 15) Et on peut constater aussi ce qui nous est dit dans le livre de Lévitiques et que nous avons médité il y a quelques jours: « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19,1)
 
Cependant dans le livre de Tobie, la fameuse « Règle d’or » est formulée en négative, et souvent quand les choses sont formulées en négatives n’ont pas le dynamique du positive. Ne pas faire à autrui que je déteste est très bien déjà, on ne peut pas dire le contraire ! Mais faire à l’autre tout ce que j’aimerai que lui me fasse pour moi c’est encore plus large et beaucoup mieux.  Dans cette dynamique du positive, il y a déjà une action concrète, j’agis envers l’autre, même si lui n’agit pas encore envers moi. Il y a comme une idée de « mutualisation » de ressources, mais dans l’espérance ! Je ne sais pas ce que l’autre va faire de mes « bonnes actions envers lui » ; mais je le fais car « qui sait, peut-être en voyant ce que je fais de bon envers lui, il commencera à faire de même envers moi….
 
La parole d’aujourd’hui, je la sens très liée à celle d’hier, c’est-à-dire, Jonas envoyé dans une grande ville païenne pour annoncer la bonne nouvelle et inviter à la conversion, ne savait pas ce que les habitants de Ninive allaient faire de cette annonce, à la limite cela ne le regarde, mais Jonas devait apporter la parole, que peut-être lui-même aurait aimé entendre s’il se trouvait en pareil cas.
 
Aujourd’hui, nous sommes invités à nous dépasser, mais à nous dépasser en positif ! Il faut qu’aujourd’hui, nous prenions le courage d’agir envers nos prochains comme nous aimerions qu’ils agissent envers nous. Faisons à notre prochain tout ce que nous aimons, tout le bien que nous aimerions recevoir de lui. Ne faisons en ce jour que des choses positives, même si nous n’avons pas de retour positif et immédiat. Un jour notre prochain nous dira : J’ai commencé à réfléchir le jour où j’ai découvert que j’avais de la valeur à tes eux. Le jour où je me suis rendu compte que malgré le mal que je te faisais, toi tu m’aimais et tu essayais de me faire du bien.  Continue, ce prochain qui est effectivement terrible, grâce à toi, il trouvera peut-être le vrai chemin de la joie, de la liberté, de l’amour gratuit des enfants de Dieu. Tu n’en verras sans doute pas des fruits, mais qu’importe, « Notre Père sait ! ».

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