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« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux ».

Nous sommes invités aujourd’hui à nous conformer à l’image de notre Père céleste qui est Miséricordieux. Il y a quelques jours, je vous parlais du « commandement/ ordre évangélique quand il était question de : « soyez saints car votre Père est Saint » et depuis nous en avons rencontré d’autres : « aimez vos ennemis» soyez parfaits comme votre Père… »

Tous ces ordres se trouvent dans le serment sur la montagne et j’allais dire, nous conduisent à la montagne de Dieu. Ils nous conduisent vers les sommets de la perfection, de l’amour, de la sainteté, et du même coup du bonheur. Mais la porte qui y conduit est étroite, elle demande, en plus de la grâce du Père, la volonté de notre part. Encore une fois, il ne s’agit pas d’un  « conseil », mais bel et bien d’un « ordre » dès qu’on a compris, on doit le faire…
« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux »,  la miséricorde c’est une corde lancée vers la misère. On peut dire que cette corde c’est une espèce d’escalier de secours que nous plantons dans la misère pour que les miséreux puissent le voir et l’attraper pour essayer de sortir de leur misère. Comme nous verront plus loin, cet escalier, à l’image de notre Père, nous devons absolument le lancer à tous, sans distinction.  Les bons comme les méchants, les reconnaissants comme les ingrats, dès lors qu’ils sont miséreux, ils ont besoin de notre corde pour s’en sortir. 
L’Evangile du jour nous donne quelques pistes pour nous aider à lancer cette corde vers la misère : « Ne jugez pas…/ne condamnez pas ». Ne sachant pas pourquoi un frère ou une sœur agit d’une manière étrange à nos yeux, interdisons-nous de le juger. Saint Jacques nous dit « De qui te prends-tu toi qui juges ton frère ? » Et saint Paul d’ajouter : « qui es-tu, toi qui juge le serviteur d’autrui ? ». Nous ne sommes pas des juges de nos semblables, le Juge c’est Dieu ! Ne nous croyons pas plus savant que le Créateur et plus autoriser à prononcer de jugements à tous propos comme si nous savions tout sur tous ! Il nous est interdit aussi de condamner car celui qui condamne c’est l’Accusateur et celui-ci c’est le Démon. Quand nous nous mettons à condamner notre frère, en réalité nous rendons service au Démon, nous nous rangeons de son côté ; Or si nous nous rangeons du côté du Démon, nous nous excluons de la liste de fils et des filles de Dieu. ; quel dommage !  
« Pardonnez…/Donnez. » L’autre piste qui nous ait donné c’est le DON et le PAR-DON. Nous devons donner et donner et toujours donner pour que notre frère découvre la joie d’appartenir au Seigneur, celui qui ne compter pas. Le Seigneur ne compte rien, il donne, il donne tout et tout le temps. Il est la source et le sommet de tout, donc, plus il donne, plus cela coule et plus cela coule, plus Il donne. Le don est un mouvement qui ne s’arrête que quand on arrête de donner. Quand on calcule combien on a donné et combien il nous reste, à ce moment là, le don, la source sèche, et on se trouve sec et pauvre… Quand Pierre affairé demande à Jésus combien il faut pardonner à son frère qui exagère, Jésus lui répons, « Je ne te dit pas 7 fois, mais 77 fois 7 fois : c’est-à dire sans fin». C’est bizarre, le pardon, et le don c’est comme tout le reste, plus on s’exerce plus cela nous devient facile et à la fin presque naturel.
Il ne me reste qu’à vous offrir le texte de ce moine Syrien cité par ‘l’Evangile au quotidien que je trouve juste et pouvant nous aider à aller plus loin dans notre appel vers la miséricorde, le don et l’amour.  
      « La miséricorde est l’image de Dieu, et l’homme miséricordieux est, en vérité, un Dieu habitant sur la terre. De même que Dieu est miséricordieux pour tous, sans distinction aucune, de même l’homme miséricordieux répand ses bienfaits sur tous également».  
 
      Mon fils, sois miséricordieux et répands des bienfaits sur tous, afin de t’élever au degré de la divinité… Prends garde de te laisser séduire par cette pensée que tu pourrais trouver attrayante : « Il vaut mieux que je sois miséricordieux pour celui qui est attaché à la foi que pour celui qui nous est étranger ». Ce n’est pas là la miséricorde parfaite imitant Dieu qui répand ses bienfaits sur tous, sans jalousie, « qui fait également lever son soleil et descendre sa pluie sur les bons et sur les méchants » (Mt 5,45)…  
 
       « Dieu est amour » (1Jn 4,8) ; son essence est amour, et son amour est son essence même. Par son amour, notre Créateur a été poussé à produire notre création. L’homme qui possède la charité, c’est vraiment Dieu au milieu des hommes. » (Youssef Bousnaya (v. 869-979)

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