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Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres.
 

Jésus nous donne aujourd’hui les critères pour reconnaitre les enfants d’Abraham :  
 
-Demeurer fidèle à la parole du Christ et vivre dans la liberté.
 
-Faire les œuvres qu’Abraham a fait, c’est-à-dire, chercher la vie du Christ = épargner le Christ de la mort.
 
-Aimer le Christ qui est l’Envoyer du Père.
 
Quand on lit l’Evangile de ce jour, on remarque une incompréhension complète entre les Juifs et le Christ. Les Juifs n’arrivent pas à concevoir que le Christ leur dise qu’ils ne sont pas libres ; pour eux, ils sont tout à fait libres et cela depuis toujours, car disent-ils « Nous n’avons jamais été esclaves de personne ! » Quelle présomption ! Ils ont même oublié qu’ils étaient esclaves en Egypte pendant 300 ans et que le Seigneur les a libérés. Pour eux, non, ils ne doivent leur salut à personne car ils n’ont jamais été esclaves de personne. Sauf que Jésus va leur montrer une chose qu’ils ignorent peut-être, et qu’à notre tour, nous pouvons être tentés d’oublier : « Amen, amen, je vous le dis : qui commet le péché est esclave du péché. » Et justement le sens de la venue du Christ réside en cela : nous sommes pécheurs et tous seuls, nous sommes perdus. Saint Paul dira aux Romains  au chapitre 3 : « tous les hommes ont péché, ils sont privés de la gloire de Dieu, » Je ne cite que le verset 23 mais on pourrait lire tout le chapitre. Et au verset 13 de ce même chapitre, saint Paul cite le psaume 53 : « Tous, ils sont dévoyés ; tous ensemble, pervertis : pas un homme de bien, pas même un seul. »  Donc, ce que nous sommes, nous le sommes par grâce et il n’y pas vraiment lieu de se glorifier ! et pire, si nous oublions ce que nous étions avant que la grâce passe par là, nous risquons de redevenir « esclaves du péché »
 
Ensuite, Jésus rappelle à ses frères de vivre dans la fidélité à la parole du Christ pour être vraiment libre : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Demeurer fidèle à la parole du Christ c’est vivre selon la volonté du Père, c’est penser et agir selon les vouloirs du Père. Et plus loin dans l’Evangile de Jean, Jésus dira à ses interlocuteurs : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons en lui et nous ferons chez lui notre demeure. » Un homme qui est devenue la demeure du Père, par sa fidélité à la Parole du Christ est l’Ami du Père et du Fils et Jésus dira aussi au sujet d’un tel homme, « le Père l’honorera ! » Mais il reste à savoir ce que c’est la volonté du Père ; Jésus nous dira dans le même Evangile : « La volonté du Père est que tous les hommes soient sauvés » Cela nous emmènera à dire que l’ami du Père est celui qui est habité par la volonté, le désir, le feu… du salut pour chacun des hommes. Et cela nous conduira à entrer un peu plus dans l’esprit du sermon sur la montagne dans l’Evangile de Matthieu que nous avons eu à la première semaine de Carême : « Aimez même vos ennemis, priez pour ceux qui vous détestent, souhaitez-leur du bien et non du mal afin d’être vraiment fils de votre Père qui est dans le Ciel, Lui qui est Bon pour les bons et les méchants. » Souvenez-nous qu’on nous avait demandé : « Si vous ne saluez que vos amis, que faites-vous d’extraordinaire, les païens eux-aussi ne font-ils pas autant ? » Et une lecture de cette semaine-là finissait ainsi : « Vous, vous serez parfaits car votre Père est parfait »   
 
Et enfin, Jésus invite ceux qui l’écoutent à l’aimer car c’est lui que le Père à consacré et envoyé dans le monde pour le sauver : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c’est lui qui m’a envoyé. » L’amour du Christ est vraiment le signe que nous adhérons à ce que le Père veut !
J’entends déjà l’objection : mais aimer le Christ, c’est notre désir à tous et si nous sommes ici, c’est parce que nous l’aimons ! Pas si simple, en tout cas, pas pour moi ! Encore une fois c’est l’Evangile de Matthieu qui me réveille ; au jugement dernier je ne serai juger que sur l’amour que j’ai eu envers le Christ. Le Père ne me reconnaitra que si j’ai reconnu son Fils dans le monde ! Et quand, comme pour me justifier je dirai au Fils : « J’ai mangé avec toi sur la place publique ! Je suis venu au culte, à l’adoration… Tu ne me reconnais donc pas ? » Lui me dira, « J’avais soif, j’avais faim, j’ai été malade, nu, en prison, étranger… et tu ne t’es pas mis à mon service ! » Et moi je tenterai une dernière chance pour me justifier : « Mais Seigneur, quand est que je t’ai vu avoir besoin de moi et que je ne me suis pas mis à ton service ? » Il me dira : « Tout ce que tu n’as pas fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, à moi non plus tu ne l’as pas fait ! » Alors confondue je partirai car c’est vrai !
 
Seigneur, je t’en supplie, que cela ne m’arrive ! Aide-moi à être attentive à ta présence. Aide-moi à ne pas passer à côté de toi sans me mettre à ton service. Pour cela, Jésus, débarrasse-moi de la peur, la peur de manquer, la peur de perdre mon temps, la peur de me salir, la peur ne de pas être à la hauteur…En fin de compte, la peur de tout ce qui pourrait m’arriver si j’agis pour secourir mon prochain.
 
Libère-moi aussi de l’orgueil et de l’amour propre qui m’accablent si souvent dans ses habits d’humilité et de dévouement. Saint Paul me dit : « Si je n’ai pas l’amour, j’aurais beau distribuer tous mes biens aux affamés, j’aurais même beau livrer mon corps aux flammes, il ne resterait pas que je ne serais rien ! Seigneur, la recherche de soi et l’amour propre est vraiment un grand piège ! Les Pharisiens qui se méprennent à Jésus, ce sont des gens très religieux, docteurs et maîtres de la Loi, mais ils ne peuvent pas voir, l’amour propre et l’orgueil leurs ont bouché les yeux ! En te priant pour eux, Jésus, je te prie pour moi afin que « si tu me voies prendre le chemin qui ne mène à rien, Seigneur, appelle-moi et conduis-moi sur le chemin qui mène vers toi » Amen.