Sur le rivage de la mer de Tibériade, ce jour-là....

jourdain abbaye maumont3° DIMANCHE DE PÂQUES

   Jn. 21, 1-19                                                                     

  Des lieux, des visages, des mots, des parfums, des musiques demeurent pour toujours dans notre mémoire de vivants. Que serions-nous sans eux ?

   Ils sont là, toujours parlants, évocateurs. Ils ont imbibé notre univers personnel. Nul autre ne peut en percer le secret. Ne serait-ce pas la grande lumière de la Résurrection, chaque fois que le Ressuscité apparaît et n’est pas reconnu ?

    Et pourtant, son identité, même obscurcie par les yeux des disciples toujours tournés vers le passé, se laisse percevoir. Ils passent, sans bien savoir comment, de : « Je m’en vais à la pêche » de Simon-Pierre au : « C’est le Seigneur ! » du disciple que Jésus aimait. Entre les deux cependant, « Jésus se tenait sur le rivage ».

  Il les appelle : « Auriez-vous quelque chose à manger ? » Moment clé de cette rencontre !lac abbaye maumont

 Ce n’est pas Jésus qui a faim. Mais il a faim de la faim de ses disciples à travers cette invitation inoubliable : « Venez manger ». Qui peut s’entendre : « Venez ! Mangez ! ». Du poisson, sans doute. Mais la suite va bien plus loin.

  La véritable faim de ses disciples, ceux d’hier et ceux de tous les temps, ceux d’aujourd’hui et de demain n’est pas matérielle. Jésus le sait en s’adressant à Simon-Pierre. L’amour, n’est-il pas la seule source de vie que Jésus cherche à faire jaillir pour que chacun s’y abreuve ? Il est lui-même cette source, ce jour-là, sur le rivage du bord de la mer de Tibériade.

  La quantité de poisson en exprime déjà un aspect. Un autre vient le compléter et le déployer dans le dialogue avec Pierre.

                                Plus de poissons à pêcher, mais des agneaux et des brebis à aimer en les servant à la manière de Jésus, Le Berger du peuple que son Père lui a confié.

 Pierre reçoit la mission même de Jésus. Jésus l’envoie poursuivre sa propre mission déjà signifiée par les 153 poissons de la pêche. Mission vers l’universalité. Et vers l’unité car « le filet ne se rompt pas ». En l’appelant de nouveau par ces mots : « Suis-moi », Jésus réintègre totalement Pierre en le plaçant à sa place, dans son sillage. La mission qu’il reçoit est la nôtre aujourd’hui, Église du Christ ressuscité, « disciples missionnaires » comme aime à le rappeler le pape François.

  « Retrouvons et augmentons la ferveur, la douce et réconfortante joie d’évangéliser, même lorsque c’est dans les larmes qu’il faut semer […] Que le monde de notre temps qui cherche, tantôt dans l’angoisse, tantôt dans l’espérance, puisse recevoir la Bonne Nouvelle, non d’évangélisateurs tristes et découragés, impatients ou anxieux, mais de ministres de l’Évangile dont la vie rayonne de ferveur, qui ont les premiers reçu en eux la joie du Christ » (Saint Paul VI)

Quel bel encouragement pour toutes les générations animées par le Souffle de l'Esprit Saint !surf abbaye maumont

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