• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

La VIGNE : Beau symbole de l'Eglise pascale !

vignoble abbaye maumont   5°DIMANCHE DE PÂQUES

   Jn. 15, 1-8

   Un prêtre de passage dans notre communauté, en ce temps pascal, nous disait : « Croire en la Résurrection, c’est bien ; croire au ressuscité, dans l’Église, c’est mieux ! » Je ne sais pas ce que vous en pensez.

   Ces quelques mots m’ont donné à réfléchir. La page d’Évangile de ce jour rejoint la réalité que nous sommes : l’Église. Non pas l’Église comme nous pourrions la rêver – ce serait se faire illusion sur nous-mêmes – mais l’Église comme une grande vigne, la vigne du Seigneur, la vigne qu’est le Seigneur : « Je suis la vraie vigne ». Entendons bien : il est toute la vigne. Nous, les sarments. C’est sur lui, à partir de lui que nous sommes rendus capables d’être de la vigne,  capables d'être de Lui. Sans vigne, point de sarments ! Sans sarments, point de vigne non plus !

   Le Ressuscité se révèle vigne, source de vie pour les sarments. Peut-être vous demandez-vous pourquoi le temps pascal est si long ! C’est vrai, 50 jours contre 40 pour le Carême ! Le Ressuscité déploie tout ce qu’il est pour nous l’offrir en partage. : « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit », beaucoup d’amour. La vigne demande que l’on prenne soin d’elle. En étant sarment, ai-je le souci de la vigne dans son ensemble, du Ressuscité dont ma vie dépend : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » ?

« Demeurer » entraîne tout un mouvement. Rien de statique dans cette attitude qui nous garde vivants, vigilants, attentifs, toujours en chemin. La vigne attend, de sa longue maturation, la bonne qualité de tous ses sarments.

   Si nous ne pouvons rien faire sans le Seigneur, lui non plus ne peut rien faire sans nous. Avez-vous remarqué la solidarité qui lie les sarments entre eux ? Tel est le secret de la vigne, la force de sa bonne croissance et le rayonnement de sa maturité.

   Aucun sarment ne peut dire au sarment auquel il est relié : ‘je n’ai pas besoin de toi’ ou ‘tu n’as pas besoin de moi’. La vigne ne peut vivre que de la vie des sarments qui font œuvre commune.

                                 Le soleil qui s’offre, généreux, ne serait-ce pas la prière que le vigneron (le Père) exauce quand elle monte vers lui avec confiance ?

  Le Père est heureux d’être prié.

  Sa présence veille sur l’ensemble de la vigne.

  La récolte sera belle !

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