• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

Le BONHEUR de désirer ou le désir du véritable BONHEUR !

bouquet abbaye maumont   FÊTE DE TOUS LES SAINTS

   La célébration de ce jour nous attend debout, tout simplement, tels que nous sommes, sans fard, mais joyeux et porteurs de l’espérance qui chante le ciel uni à la terre. Oui, l’espérance est peut-être ce qui manque le plus à notre monde traversé, de génération en génération, de questions, de doutes et qui parfois même ne s’interroge plus, se laissant porter par le flux et le reflux de l’Histoire.

  La Toussaint me fait penser à un chauffeur au volant de sa voiture qui regarde la route devant lui, et en même temps, dans le rétroviseur, derrière lui. Ces deux mouvements lui permettent de maintenir le contrôle de son véhicule et assurent son arrivée à bon port, sans oublier de consulter de temps en temps son compteur de vitesse !

    La sainteté a quelque chose à voir avec ces attitudes d’attention, de contrôle, de vigilance pour ma vie et celle des autres.

   En effet, la sainteté n’a rien à voir avec la perfection. Elle serait même son contraire. Elle n’est pas non plus une succession de performances qui donnerait une place sur un podium. D’où le désarroi de nombre de personnes qui se rendent malades de ne pouvoir atteindre la sainteté. Ou la légèreté qui peut, pour d’autres, les conduire à baisser les bras et à considérer que la sainteté ne les concerne pas. La sainteté des petits gestes est à la portée de tous. Regardons la vie de ceux que l’on appelle saints. Qu’ont-ils, qu’ont-elles fait ? Rien d’extra-ordinaire. Simplement, ils n’ont pas eu peur de vivre !branche lumiere abbaye maumont

  Ils ont consenti à un renouvellement de leurs habitudes qui les repliaient sur eux-mêmes. Aucun n’est venu au monde déjà saint ! Tous le sont devenus, non à la force du poignet, mais en se laissant attirer vers le haut, vers une vie plus belle. Ce sont des hommes et des femmes qui n’ont pas fui l’existence, ni les limites de celle-ci, ni les leurs. Un saint François de Sales qui a vécu un vrai combat contre ses impatiences, par exemple, écrit : « Soyez patients y compris avec vos incapacités à être patients ! » Chacun peut transposer ces propos au domaine qui lui semble le plus difficile à combattre dans son existence.

                                 Dieu nous appelle parfois à la sainteté par d’autres, non pour devenir leurs imitateurs, ce qui d’avance est voué à l’échec, chacun étant unique. Mais pour que nous nous encouragions les uns les autres à discerner ce qui peut devenir mon lieu de sainteté. N’allons pas chercher trop loin. Le pape François parle des « saints de la porte d’à côté », ces personnes qui, sans bruit, offrent un service, aussi banal soit-il à nos yeux qui ne recherchent parfois que le sensationnel, comme si celui-ci donnait une valeur plus grande à la personne !

   Les Béatitudes ne sont pas un code de bonne conduite. Elles conduisent à un style de vie, à une manière d’être au monde, de se situer. Dieu nous veut « pas trop compliqués » nous disait un prêtre. Le peu d’amour que je peux donner autour de moi lui suffit

   Les béatitudes révèlent le désir illimité de l’homme. Elles font naître en moi le désir qui n’est pas un problème mais qui est la solution. Le malheur de l’homme, c’est d’être satisfait. Que cette Fête de tous les saints renouvelle en moi, en nous, en chacun, le bonheur de désirer et le désir du véritable bonheur !

   Belle Fête à tous !

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