• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

Une bonne affaire qui peut rapporter gros !

                                  24° dimanche T.O. A

   Mt. 18, 21-35

  La démesure semble réservée à quelques domaines que je suis incapable d’appréhender, qui me rendent muet et passif. Mais lorsqu’il s’agit d’aimer, quels sont mes critères ? Faut-il mesurer, peser, calculer ? Ou oser une autre démesure qui m’engage vraiment, gratuitement ? Alors que tout se paye, tout a un coût dans notre vie quotidienne, tout s’achète, le meilleur comme le pire, un accès m’est offert pour œuvrer sur un autre terrain. Là, plus de compétition. Chacun donne le maximum de ce qu’il a, et plus il donne plus il possède.

   Ça, c’est une bonne affaire, n’est-ce pas !!!!

   Aimer en excès n’a jamais nui à personne. Au contraire. C’est le meilleur dégrippant de mon cœur un peu coincé, le meilleur désinfectant de mon intérieur pollué par le jugement, l’exclusion, le mépris. Le meilleur placement qui peut rapporter beaucoup ! Un peu d’air frais peut rentrer et m’imbiber de mille senteurs si j’ouvre souvent mes fenêtres, si je veux échapper à l’assaut malsain des annonces catastrophiques qui me feraient oublier que la vie est ce qui demeure quand on a tout perdu.

  L’amour peut se glisser entre les doigts d’une main qui s’ouvre pour consoler, entre les lèvres qui laissent passer un sourire, ou un mot qui brise la solitude.

  Mais surtout, il y a le par-don, l’au-delà du don, l’amour qui ne compte pas, qui ne retient pas, qui ne se ménage pas pour faire le pas en avant de la réconciliation. Pardonner n’est pas abdiquer, ni oublier. C’est initier un mouvement positif qui prendra peut-être beaucoup de temps pour atteindre son but. Mais le vouloir est déjà essentiel. Si Jésus donne des chiffres, c’est parce que Pierre lui en demande : « Combien de fois dois-je pardonner ? ». Pierre trouve qu’il a déjà mis la barre un peu haut ! Jésus, en multipliant, ne grossit pas le chiffre. Ce qu’il veut faire comprendre à Pierre et me faire comprendre, c’est que pardonner ne se comptabilise pas, mais demande un investissement total, redynamisant un amour purifié.jmclibrededroit0222

   Est-ce que je me laisse moi-même suffisamment aimer pour diffuser l’amour autour de moi ?

   Est-ce que j’accepte de recevoir le pardon qui me rend plus libre pour aimer et pardonner à mon tour ? Bien souvent, ne suis-je pas le premier obstacle au pardon que je pourrais donner, en me refermant sur mes limites, sur mes incapacités, autant d’alibis qui m’empêchent d’avancer et m’isolent ?

                                Écoutons la voix du Seigneur nous invitant à ouvrir nos cœurs à son pardon envers nous pour le répandre autour de nous.

  Un prêtre que je connais termine ainsi le Sacrement de réconciliation : « Le Seigneur vous a pardonnée ; faites de même autour de vous » !

 Pas mal, non, comme élan pour repartir !!!! L’essayer, c’est l’adopter !!!! Le pardon nous envoie vers nos frères, renouvelés dans notre capacité d’aimer.

0
0
0
s2smodern

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation d'un cookie qui nous aide à établir les statistiques de fréquentation de notre site.