• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

Comment trouver la vraie liberté dans mes choix ?

jmclibrededroit0003   22° dimanche T.O. A

   Mt. 16, 21-27

  Il est des expériences qui appellent sans cesse à déployer nos ailes pour rajeunir notre élan. Que de désirs nous habitent en ces jours de rentrée ! Des projets pour certains, des craintes pour d’autres. La passivité peut me statufier et entraver la marche entreprise.

 La difficulté peut faire obstacle, suspendre ma confiance initiale, remettre en question un engagement qui, pourtant, me tenait à cœur et prenait toute la place dans ma vie. Au moins, je le croyais, jusqu’ici. Surgisse une épreuve non prévue, me voici scandalisé au sens fort du terme (qui provoque la chute), déséquilibré dans mes assurances qui révèlent leurs limites.

    Les remises en question, les appréhensions, la colère parfois sont là, envahissantes. Vais-je m’y enliser ? Auront-elles le dessus, le dernier mot ? S’en serait fini de moi ! Un sursaut me réveille. Qu’est-ce que cet inattendu réclame de moi ? Comment lui répondre ? La véritable attente est du côté de ce qui vient à moi, et non l’inverse. Si je l’accueille, je suis heureux, même si je dois me battre un peu, lâcher prise aussi.

   Là se situe une dynamique qui meut ce qu’il y a de plus humain en moi, et qui procure une véritable espérance à ce que je veux vivre.

   Pierre, dans l’Évangile de ce dimanche, ne déchiffre pas la mission de Jésus, son passage obligé par le don de lui-même jusqu’au bout. Il n’entend pas le mot « résurrection » dans toute sa densité : la mort surmontée. Il a pourtant proclamé avec assurance : « Tu es le Messie, le Fils de Dieu » en s’adressant à Jésus. Nous l’entendions la semaine dernière. Aujourd’hui, Jésus va lui dire ce qu’est un disciple, ce qu’il attend des disciples. Le disciple, dit-il, c’est « celui qui veut » l’être : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite », celui qui fait ce choix librement.

  C’est la première fois que Jésus parle en termes de liberté à ses disciples. Jésus remet la liberté, la sienne, entre les mains et dans les pieds de ceux qui veulent bien. Personne n’est obligé. Pour suivre Jésus, je ne dois rien. Simplement, « Je veux » comme disait sainte Catherine de Sienne.

jmclibrededroit0225  La croix ? Tout mon être, disponible pour essayer de mettre en œuvre la liberté qui m’est confiée : « Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? »

  Tout le monde peut comprendre cela et le faire sien, comme une sagesse universelle qui pourrait nous rendre frères !

  Au terme, il ne s’agit pas de « conduite » comme l’indique la traduction, de bonne conduite ou de mauvaise conduite, mais de mettre en adéquation ma vie avec mes choix.

   Là, je rejoins la liberté de Jésus et je peux la faire mienne.

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