• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

Ai-je avancé grâce à la question : "Qui suis-je?"

chemin campagne abbaye maumont   21° dimanche T.O. A

   Mt. 16,13-20

   Ai-je avancé grâce à cette question qui surgit : ‘qui suis-je ?’

  Elle vient d’elle-même, proposition de vie. Elle s’invite, non en intruse, mais comme une demande d’accueil, un dévoilement du cœur inlassablement sollicité à l’émerveillement d’être.

   Sans réponse immédiate et toute faite, elle creuse le lent mais persévérant désir de naître. De n’être que ce que je suis.

  Dé-préoccupé de moi, de plus en plus simple, déposé à ciel ouvert jusqu’à ce que vienne le silence, le glissement du temps, offrant à mon attente son pas de danse.

    Me quitter pour mieux découvrir qui je suis. Abandonner la réponse à l’aube de chaque jour nouveau, quittant le brouillard pour laisser place aux premières lueurs. Ne pas savpalme abbaye maumontoir d’avance, mais se laisser conduire au-delà des apparences.

   L’espace se dénude comme clairière en plein bois.

  Peu à peu, un rayon effleure la fragile fougère qui me tient compagnie, encore repliée, toute prête à s’ouvrir, quand le moment sera venu.

  Elle me ressemble, je la regarde. Elle m’enseigne à devenir ce que je suis.

Quand Jésus pose à ses disciples la question : « Qui suis-je ? », « pour les gens et pour vous », il ne recherche aucune reconnaissance personnelle, aucune carte d’identité. Ce n’est pas vers lui qu’il oriente les regards, mais vers Celui qui, depuis les temps lointains, mais toujours bien actuels de l’Exode, s’est manifesté à Moïse (Ex. 3,14) : « Je suis qui je suis ».

    « Tout peut être dit de Dieu, mais rien n’est dit qui soit digne de Dieu, rien de plus étendu que cette indigence. Tu cherches un nom convenable et tu ne le trouves pas, tu cherches à dire quelque choses et tous les noms se présentent » dit saint Augustin.bord eau abbaye maumont

    Le balbutiement de l’homme devant Dieu est le signe le plus fort, le plus adéquat pour le dire avec le plus de vérité. Pas davantage que pour Dieu, il n’est possible de nommer Jésus, en qui Dieu se rend visible. Même pénurie de termes pour laisser place à une quête qui ouvre sur la lumière du Vivant, délivrés de toute tentation de le posséder comme une idole.

   Heureux sommes-nous si Jésus demeure pour nous un inconnu. Nous avons tout à espérer de sa Présence. « Ce n’est pas la chair ni le sang qui nous le révèlent mais le Père qui est aux cieux ». Que je sois docile. Cela suffit.

ciel noel abbaye maumont   De là, jaillit le foyer brûlant de l’Évangile à travers la personne de Pierre. Simon devient Pierre, et pierre de fondation, par vocation-mission. « Les clés du Royaume » lui sont remises. Pas pour lui seul. Entre mes mains, je les porte. Par elles, je peux « lier » des relations durables, des engagements qui engendrent la vie. Je peux aussi « délier » des nœuds d’incompréhension et servir l’unité.

   Serais-je alors davantage capable de me laisser interroger autrement par la question : « Qui suis-je ? » soleil grande allee abbaye maumont

 

                                                                                                      Celle de Jésus et la mienne ! Et si c’était une seule et même question ?

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