• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

Dans mes engagements, quelle est la vérité de mon intention ?

coquelicots abbaye maumont   13° dimanche T.O. A

   Mt. 10, 37-4

   Quiconque a fait la magnifique expérience d’accueillir, de s’ouvrir à une présence sait qu’un dépassement de soi et une très grande simplicité ont favoriser le don réciproque.

  Garder sa porte ouverte crée un appel d’air. Gare aux courants d’air qui pourraient nous décoiffer un peu ! Nous ne regretterons jamais d’avoir été déplacés ! Certes, il faut du courage, et même parfois beaucoup, pour accepter de s’engager au-delà de ce nous avions initialement pensé, de dépasser la mesure que nous nous étions fixée.

   Jusque là d’accord, mais pas plus loin !

   Prendre un peu de temps pour créer l’espace nécessaire à la rencontre n’est jamais perdu. Au contraire, il se trouve rempli et débordant de la sortie de soi que le don à l’autre peut combler. Accueillir suppose la gratuité et la liberté. La gratuité qui va jusqu’à laisser tout sans retour, la liberté qui va jusqu’à dire un ‘oui’ qui ne retient rien. De ces deux attitudes naît la simplicité qui fortifie la disponibilité à donner vie à notre accueil d’une parole, d’une personne, d’un appel, d’où qu’ils viennent. Sans réserve. Nous penserons peut-être que cette exigence freine nos élans. Bien au contraire ! Ne sommes-nous pas souvent notre propre entrave quand il s’agit de se laisser visiter ! coquelicots8 abbaye maumont

   La vie nous libère de nous-mêmes quand nous lui cédons la place. « Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre » écrivait le poète Aragon. Je répète souvent ces mots qui sont devenus une véritable sentence de vie dans ma prière. Devant une personne, je peux aussi les redire et penser : pour-quoi est-elle venue ? Quelle partition avons-nous interprétée ensemble ? Voilà qui intensifie tout accueil, surtout celui qui peut me déranger parfois.

  Je ne suis pas toujours prête à l’accueil. Souvent, il me surprend. Accueillir, cela se reçoit de bien des manières. Il faut avoir dit un certain nombre de ‘non’ pour prononcer un ‘oui’ qui libère. Seul un vrai ‘oui’ libère ! Il nécessite toujours des choix et une préférence. Celle-ci ne signifie pas coupure, rupture, mais dépouillement de tout ce qui m’empêche de grandir pour devenir ce que je suis appelée à être pour les autres.

                                  Je ne sais pas d’avance ce que sera mon existence sur terre, ni les rencontres que je serai appelée à faire, ni les orientations qui pourront d’ailleurs varier au cours des années.

  Mais je suis sûre que ce ne sont pas les grandes actions qui disent le mieux la valeur de ma vie. Un sourire, un encouragement donné à quelqu’un, une écoute, « un simple verre d’eau fraîche » dont parle l’évangile de ce jour, quels trésors pour faire prendre corps à l’accueil et le démultiplier !

  Tout est question de sincérité et de vérité d’intention ! A nous de jouer !

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