• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

AVENT : un "Signe" qui parle à qui sait le lire !

gurat abbaye mumont   4° dimanche de l’AVENT

   Is. 7,10-16                                                  

   C’est un signe désarmant dont le prophète annonce la venue. Voudrions-nous un vainqueur, fort, altier, tout-puissant, invincible, comme nous l’imaginons, dont nous rêvons parfois qui, une bonne fois pour toutes, déploierait des prouesses ! A l’approche de Noël, les Écritures sont plutôt en demi-teinte, non par frilosité, mais parce que Celui qui vient ne recherche pas l’éclat.

  Il se glisse dans la fragilité de toute naissance humaine, dans le secret que tout être qui vient au monde porte.

   Ce que l’on sait de lui ? C’est « un fils » qui naîtra d’une vierge. Son nom sera « Emmanuel, Dieu-avec-nous » ! C’est tout ! Cela nous semble un peu court. Et pourtant, nous savons ainsi tout de lui. Dieu n’a pas d’autre message à nous envoyer.

  Le combat contre le mal et la violence, il s’engage à le mener en nous et autour de nous, mais pas sans nous. S’il se fait l’un de nous, c’est pour être avec nous. Voilà ce que nous croyons, avant même de nous réjouir de sa venue. L’Avent nous prépare, pas à pas, à découvrir que la Nativité n’est pas un exploit, que le Sauveur qui vient n’est pas un surhomme ou un magicien. bebe abbaye maumont

   Il est celui qui, depuis toujours, désire cette rencontre manquée avec l’humain depuis le jardin premier de la Genèse. Quel chemin prend-il ? Le nôtre. Voila pourquoi le prophète Isaïe emploie le mot « signe » En hébreu, "signe" se compose de la première et de la dernière lettre de l'alphabet. Ceci fait dire aux rabbins qu'il est tendu en lui-même vers tous les signes du langage ou lettres de l'écriture. Ou encore : un signe ne donne rien à voir, sinon qu'il parle à qui sait le lire.

   Lui est donc adjoint dans le texte que nous lisons un « voici », terme tellement important dans le langage biblique. Pourquoi ? Il introduit toujours de l’inattendu, un événement auquel on ne s’attendait pas et qui survient parce que Dieu l’a voulu.

 chtons Remarquons que « voici » ouvre la page d’Évangile de ce 4°dimanche de l’Avent.

   Rien n’est décrit mais tout est annoncé avec la même simplicité, l’égale force qui transforme le monde, imperceptiblement, mais réellement par intervention de Dieu-avec-nous.

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