• Bénédictins

    Les Bénédictins

    Saint Benoît fonda le premier monastère bénédictin au 6ème siècle au Mont Cassin en Italie. Aujourd'hui encore, les frères et sœurs vivent selon sa Règle. L'Abbaye doit être une école de charité d'où rayonne la paix.
    Les moines ne préfèreront rien à l'amour du Christ
    Règle de Saint Benoît

Abbaye de Maumont

AVENT : Temps de la joie discrète et sereine !

jmclibrededroit0093  3° dimanche de l’AVENT   A

  Is. 35, 1-6.10                                                      

 Dieu travaille notre terre intérieure, aussi aride qu’elle puisse nous paraître, alors que nous attendons sa venue dans notre chair. Il en est « le cultivateur » comme nous le dit saint Jacques dans la deuxième lecture de ce 3° dimanche de l’Avent.

  Le thème de la joie en est la note principale, après la lumière et l’espérance des deux premiers dimanches.

   Qu’est-ce qui nous donne la joie ?

  L’A-venir, sans lequel Noël ne serait qu’une fête ne nous effleurant que de l’extérieur.

  La joie est discrète, sereine, mais quand elle se lève, tout s’élargit. Gaston Bachelard parle de « l’immensité intime », Jean-Louis Chrétien de « joie spacieuse » Ce serait cela la joie qui déjà nous habite alors que la Nativité du Sauveur nous laisse entrevoir une terre nouvelle où germe à chaque instant notre être au monde. Et le sien.

   La collecte de ce dimanche nous fait demander : « Dirige notre joie vers la joie d’un si grand mystère : pour que nous fêtions notre salut avec un cœur vraiment nouveau ». Tout est dit. Voilà ce qu’il nous faut demander dans notre prière. Sans le salut qui nous est donné gratuitement par le Seigneur qui vient, notre joie est de surface, éphémère. Or, la joie ne passe pas quand elle s’attache fortement à ce que notre foi nous permet de percevoir. jmclibrededroit0304

  Toute attente digne de ce nom porte avec elle l’ardeur d’un désir que rien ne peut contraindre, que rien ne peut réduire. L’attente du Messie met au large ce désir qui grandit et nous agrandit. Cette joie ne cohabite pas, ou cohabite mal avec l’objet industriel interchangeable et jetable. Reprenons la prière de saint Augustin : « Étroite est la maison de mon âme pour que tu y viennes : qu’elle soit dilatée par Toi ! »

  L’Avent est bien le temps de la dilatation. Comment accueillir un petit enfant dans sa fragilité, avec son secret, si je ne me laisse pas sauver par lui de ma surdité, de mon aveuglement ? Mes « mains défaillantes », mes « genoux qui fléchissent », ne pourraient ils pas aussi reprendre vigueur ? C’est dans cette vulnérabilité même que Dieu vient, pour la partager et l’assumer avec nous et en nous.

   Cette faiblesse à laquelle Dieu consent pour nous, fait sourdre la joie de se savoir aimés jusque là, rejoints jusque là.

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Que notre joie lui fasse déjà une place pour qu’il vienne habiller de sa présence le plus intime, le plus infirme de nos existences et les orienter vers la vie qu’il écrit en pleins et en déliés en venant parmi nous.

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