Pas si facile d'être soi-même ! Et pourtant !.......

jmclibrededroit0044   4° dimanche T.O. C

   Lc. 4,21-30

   Accueilli un jour, rejeté presque aussitôt, Jésus n’en reste pas moins fidèle à ce que nous avons entendu dimanche dernier : il est le chemin de vie et de liberté pour tous, selon la mission qu’il partage avec Dieu, son Père.

   Pouvait-il apporter quelque chose de meilleur, de plus ajusté aux blessures, aux faims, aux soifs, aux angoisses, aux questions sur la vie et la mort que chacun se pose ?

   Oui, bien sûr, c’était déjà et c’est encore ce que l’on attend du Messie, mais pas du fils du charpentier de Nazareth !!!!

   Voyons, soyons sérieux !!!!

  Mais voici ce que nous devons entendre : ne rêvez pas d’un Messie, d’un Sauveur comme d’un surhomme, quelqu’un venu d’ailleurs qui aurait solution à tout et surtout qui correspondrait exactement à ce que vous attendez de lui. Un Sauveur qui ne viendrait que pour moi, pour vous, et laisserait les autres dans les ténèbres !!! Jésus ne parle jamais de lui-même, ni à partir de lui-même. Ce qu’il apporte aux hommes ne vient pas de lui. Il est le passeur du mystère de Dieu. Et qu’il soit de Nazareth ne change rien à son engagement aux côtés de l’humanité, depuis sa venue au monde jusqu’à sa mort. Jésus n’échappe pas à la difficulté d’être lui-même. On ne le lui permet pas autour de lui. En cela, comme en bien d’autres domaines, il partage ce que nous vivons le plus souvent. Il est donc en mesure de nous accompagner … jusqu’à la résurrection.

 pierres abbaye maumont Quelqu’un a écrit avec justesse : « Les pierres font partie du chemin ». Vouloir les éviter à tout prix est une illusion, une contre-vérité. C’est se mentir et refuser « le parcours du combattant » que la vie nous impose. Jésus, pas plus que nous, n’a rêvé sa vie avant de l’avoir vécue. Il n’a jamais fait de hors-sol. Il n’a pas esquivé les coups. « Il va son chemin » comme le souligne magnifiquement la finale de la page d’Évangile de ce jour. Non sans savoir qu’il ne le fera pas sur un petit nuage, mais en pleine pâte humaine, avec ses lâchetés, ses limites, ses complots… Déjà sa mort est décidée et nous ne sommes qu’au chapitre 4 de l’évangile de Luc qui en compte 24 !

En tout état de cause, il nous est suggéré que seule la liberté avec la vérité, sa sœur jumelle, peuvent donner à Jésus une telle force pour traverser l’adversité et garder le cap.

  En toute honnêteté, qu’aurions-nous penser de Jésus s’il avait tout laissé tomber, là, quand la menace le talonne ? Si nous pouvons croire en lui, n’est-ce pas justement parce qu’il a poursuivi son chemin ?

  Non qu’il se prétende plus fort que ses détracteurs qui vont le traquer désormais. Mais pour accomplir jusqu’au bout, les parole de saint Paul que nous entendons dans la deuxième lecture de ce dimanche : Extérieurs 34

   « L’amour prend patience, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’emporte pas, il n’entretient pas de rancune, il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais ».

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