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vierge assomption abbaye maumont   4° dimanche de L’AVENT B

   Lc. 1, 26-38

   Jean-Baptiste a marqué de sa personne les premiers dimanches du temps de l’Avent. Aujourd’hui, Marie invite mon regard contemplatif à se tourner non pas vers elle, mais vers Celui dont elle se dit « la servante ». Le fond de ma méditation lorsque j’en-visage Marie est porté par la justesse de sa vie, la souplesse de sa détermination, l’attention de l’héliotrope.

   Marie ne vit pas pour elle-même. Elle se reçoit et se donne en un même mouvement qu’un ample souffle accompagne. Au jour de l’Annonciation, la voici fiancée à l’avenir. Là est son chemin de liberté.

   Marie est l’un de ces moments privilégiés de l’Évangile où se laisse voir le berceau de la Bonne Nouvelle. En elle se lit « la capacité infini de l’oubli de soi » (François Varillon). Dans ce récit de l’annonce de l’ange, Marie découvrant la démesure de son Dieu, se sait appelée à ne rien retenir. Dès ce jour-là, elle se moule dans le don que le Fils fera de lui-même. « Servante » de Celui qui vient « pour servir et non pour être servi ». Au Dieu qui s’efface, Marie répond en se désappropriant. Rien ne sépare ceux qui ont tout offert ! rayon abbaye maumont

   Marie écoute, perçoit dès aujourd’hui les premiers balbutiements de la Parole faite chair, d’un Dieu apprenant à se dire dans le temps des hommes. Il ne faut pas que l’étonnement de la « jeune fille »« Comment cela va-t-il se faire ? » – limite si peu que ce soit l’action de Dieu en elle. Il faut au contraire que la puissance de Dieu la saisisse et qu’en ce saisissement nouveau, Marie devienne servante et plus encore mère de son Seigneur.

   Lisant ces quelques vers de Marie-Noël, voici Marie : « De chair, ô mon Dieu, vous n’en aviez pas / Pour rompre avec eux le pain du repas…/ Ta chair, au printemps de moi façonnée, / Ô mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée ».  Si je dis : « Marie », comme Luc la nomme : « Et le nom de la jeune fille était Marie », elle dit : « Dieu ». Telle est sa sa vie. En elle se laisse entendre l’écho de Dieu. En elle, le dialogue de l’Alliance est renoué pour toujours, parvenu à son sommet.

 herbes et fleurs abbaye maumont 

   Marie, libre d’exister, sert la Vie sans contraindre l’événement.

  Qu’elle nous accompagne vers la Nativité dans notre attente priante !

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