• Cisterciens

    Les Cisterciens

    A Cîteaux en Bourgogne fut fondé le premier monastère cistercien au 12ème siècle par trois bénédictins, Saints Robert, Albéric et Etienne. Des Sœurs firent de même à l'abbaye de Tart. La simplicité est un valeur qui leur est importante.
    La mesure d'aimer Dieu, c'est d'aimer sans mesure
    Saint Bernard

Abbaye de Lérins

Le temps passé dans une communauté monastique

Temps passé dans une communauté monastiqueQue vous apporte le temps passé dans une communauté monastique ?

Pouvoir « rentrer chez soi », revenir au plus profond de soi et de ses attentes véritables dans un temps de retrait, de coupure du monde, hors de notre quotidien : se couper de toutes nos habitudes pour se ressourcer, prendre du recul sur les choix de notre vie, retrouver l’essentiel de ce qui nous anime profondément, voir dans quoi peu à peu on s’est perdu, laissé envahir contre notre gré profond

(entendre Jésus nous dire, dans le silence du cœur : « Marthe, Marthe, tu te soucies et tu t’agites pour beaucoup de choses » dans toute l’agitation de notre quotidien, nos préoccupations propres et multiples qui nous accaparent, alors qu’en entrant peu à peu dans la prière du monastère, on se recentre sur la profonde quiétude de Dieu, sur la contemplation de ce qu’Il est, sur son amour qui dépasse tous nos soucis terrestres : « une seule chose est nécessaire »)

Pouvoir revenir ensuite dans notre quotidien, au milieu de toutes les affaires humaines, en étant fortifié : faire des tris en rentrant chez soi, jeter ce qui est de trop (au sens propre et au sens figuré), retrouver le goût du silence et de la prière. Avoir passer un temps dans un monastère aide ensuite dans la journée, au milieu de l’agitation pressée du monde, à reprendre le temps chaque jour pour prier : s’arrêter dans toutes nos occupations diverses et multiples et prendre un temps de silence pour Dieu seul, gratuit, sans rien faire d’autre d’apparemment « utile » et « efficace » que de le prier.

Etre encouragé dans le désir de Dieu, de le chercher, par l’exemple de vies humaines qui lui consacrent leur vie entière.

Un monastère offre un ilôt de refuge, un lieu où on se rend compte que ce ne sont pas les valeurs du monde qui tiennent, mais que seul Dieu y compte, et les valeurs profondes de l’Evangile : l’amour, le pardon, la réconciliation, la pauvreté de cœur. Retrouver ensuite grâce à cela, dans le retour au monde, les vraies valeurs de nos vies humaines, la vraie étoffe de notre profondeur, de ce qui nous constitue : non pas réussir humainement, gagner de l’argent, posséder beaucoup, satisfaire nos convoitises, mais aimer Dieu, aimer les hommes, confier à Dieu chacun des évènements de notre vie, bons comme mauvais, et pouvoir être soi-même librement, dans l’assurance que l’on est aimé pour ce que l’on est et non pour ce que l’on fait ou pour ce que l’on réussit à faire.

Etre encouragé dans le pardon mutuel ; avoir sous les yeux un modèle pour avancer en frères dans le pardon. Toute communauté d’hommes inclut des différences et des altérités ; une communauté monastique donne l’exemple, l’espérance et l’assurance que les différences, si elles sont consenties dans le respect et l’amour, n’engendrent pas toujours incompréhensions, blessures, haines et guerres ; mais qu’elles peuvent au contraire être sources de richesse, d’ouverture du cœur, de pardon et de progression, dans la bienveillance et la concorde.

Vivre de cette altérité ensuite dans le monde, en marchant avec ceux qui nous entourent dans ce qui nous est commun profondément, sans vouloir conformer, réduire ou changer l’autre dans ses différences.

Gabrielle Penet

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