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  Cette fois, ça y est, tout bascule ; ce soir, Jésus nous fait entrer dans une immense nuit qui durera trois jours et une éternité, car il nous fait entrer dans le secret de son intimité divine : « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ».

 

Si je suis ici, à Maumont, c’est dans ce grand désir et comme je voudrais que le monde entier sache que ce grand désir est la lumière qui contient toute l’énergie créatrice du monde nouveau, uni dans l’amour ! Au monastère aujourd’hui, on fait tout pour qu’il n’y ait plus que cet essentiel-là : on ferme les ateliers, on rassemble toute son énergie dans le silence, dans l’écoute inlassable de la Parole, dans l’évocation de tous les visages qu’on aime et qu’on espère et on pleure avec ceux qui pleurent. Dans la nuit, il n’y a plus de paysages, il n’y a plus que des visages. Le Sien surtout !

« Prenez, mangez, c’est moi! » Il fallait l’inventer ! Son supplice odieux et insoutenable, il l’a pris à pleines mains, il l’a offert, il en a fait le lieu du désir, de l’amour accompli qui travaille toutes les horreurs du monde.

« Prenez, mangez, c’est moi! » Un repas de promesse et d’accomplissement. Nul ici n’est étranger, inconnu, absurde, car cette tendresse divine n’est pas dans un autre monde, un monde où on oublie, mais dans le nôtre où les plus isolés, les plus paumés et douloureux sont à la première place, celle du Seigneur lui-même.

Ils sont là devant toi, devant moi : « Le Corps du Christ »  « Amen! »

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