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                                  2° dimanche de l’AVENT (Année A)

   Isaïe 11, 1-10                                  

   Isaïe n’est pas homme de rêve ou d’utopie. Il est un croyant qui a tout misé sur Dieu et sur Dieu seul. Sa parole vient entamer nos sombres prédictions au vu d’une actualité morose et privée d’horizon ouvert sur un autre avenir possible.

  Au point que nous serions tentés de refermer le livre.

  Ce serait tellement dommageable et décourageant d’en rester là !

   Au contraire, Isaïe ouvre les chemins du Seigneur comme le fera Jean-Baptiste, relayant bien des années plus tard, cette même promesse qui ne vient pas des hommes mais de Dieu lui-même. Une prophétie n’est pas une description du « meilleur des mondes possible ». Jamais à lire à un premier degré. Elle éveille notre regard aux attitudes ajustées pour que le monde grandisse en beauté, en fraternité, à travers des images qui ne s’usent pas, adaptables à tous les temps.

   « La souche » chargée de vie peut sans cesse se renouveler. L’arbre coupé est signe de ce qui doit disparaître pour laisser la place à du nouveau. Ce qui se voit de lui n’est plus, mais ses racines demeurent. Les rejetons le disent, qui convertissent jusqu’à bouleverser notre attention.

  Ceci pour nous rappeler que le temps de l’Avent où nous recevons ces textes est moins « le temps de l’attente que celui de l’attention. » (Adrien Candiard O.P.)

  « Un rameau » porte cet engagement de Dieu envers l’humanité. Il reçoit tout ce qui le rend manifeste : « Esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force ». Sa parole, son souffle, la justice, la fidélité sont ses seules armes pour anéantir tout ce qui pourrait nous faire du mal. De l’incroyable devient réalité.

  Les animaux sont choisis pour en être le signe visible, pour mettre en lumière ce qui, dans nos attitudes, pourrait leur ressembler. Isaïe est l’homme des appels que Dieu lance, sans être sûr d’être entendu. C’est pourquoi, chaque année, il nous est bon de les réentendre.

  jmclibrededroit0276 Ne soyons pas des habitués de l’Écriture, mais des auditeurs toujours émerveillés d’entendre une parole de salut.

   Déjà le « rameau », « la racine de Jessé » préfigurent Celui qui vient répandre sur nous sa rosée de lumière !

   Le message de Noël germe déjà. Ne le voyons-nous pas !!!

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