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le livre abbaye maumont   5° dimanche T.O.   (Année A)

   Mt. 5, 13-16                                                

  Nous entendons beaucoup parler de quête d’identité. Les méthodes pour aider à mieux se connaître ne manquent pas, que nous les importions d’Orient, des États-Unis ou…De plus en plus pressante, parfois angoissante pour certains, la question : « Qui suis-je ? » Avouons que nous nous la sommes tous posée un jour. Quoi de plus normal pour l’être pensant que nous sommes ! Plus que nécessaire, elle est une « bonne question » quand nous l’énonçons positivement, avec le désir d’orienter notre existence et de lui donner sens, sans oublier ceux et celles qui la formulent avec douleur.

    L’Évangile ne nous rapporte pas tous les dialogues de Jésus avec ses disciples. Peut-être lui ont-ils demandé ce que signifient les Béatitudes, comment les appréhender. Où encore qu’est-ce qu’un disciple ? Le message est tellement neuf ! Jésus ici semble leur répondre très irectement : « Vous êtes le sel de la terre … Vous êtes la lumière du monde ! » Mais ce n’est pas une définition, ce n’est même pas leur identité qu’il leur révèle. C’est une vocation qu’il leur donne. Ils ont tout à en découvrir et nous avec eux, comme eux, puisque ce qui les concerne nous concerne aussi.2 cierges abbaye maumont

   Mais Jésus ne s’arrête pas là. Il insiste sur le rayonnement que cette lumière peut diffuser largement si elle n’est pas mise « sous le boisseau ». Une lumière ne brille jamais pour elle-même mais bien pour éclairer autour d’elle, pour que l’on puisse se repérer dans la nuit, distinguer les formes et les couleurs.

  lumiere dieu abbaye maumontElle est la première à avoir été créée par Dieu dans la Genèse. C’est dire l’importance qu’il lui accorde ! Comme le sel, elle donne saveur à la vie. Mais quelle est cette lumière ? Pour Jésus, elle s’appelle Parole, sa Parole à lui qui n’est jamais ténèbres. Parce que première, elle ne se laisse atteindre ni éteindre.

  Le père Cassingena-Trévedy l’exprime grâce à son expérience : « On ne manie pas le Livre, non, on n’y met pas la main. On le touche seulement, on en touche un mot. Touche après touche, mot après mot, jour après jour. » Et quelle lumière n’en recevons-nous pas !

  Ne nous laissons pas voler la vraie lumière de peur de ne plus entendre une parole de vie pour guider notre marche !

 L’oreille est aussi sensible à la lumière que nos yeux. Le cœur aussi, comme le constateront les deux disciples revenant d’Emmaüs au chapitre 24 de l’évangile de saint Luc : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant (éclairé) tandis qu’Il nous expliquait les Écritures ? »

Ne laissons pas la Parole se refroidir faute d’être lue ! image.pngimage.png

 

  Elle ne sera jamais lettre morte si nous lui permettons d’être notre vie.

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