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Elie le prophèteL’Ordre du Carmel plonge ses racines sur le Mont Carmel, en Palestine dans la tradition d’Elie, le prophète.
C’est là qu’au XIIIème, des croisés venus d’Europe, s’installent pour vivre une vie érémitique et contemplative.
La Règle primitive, notre Règle de vie, aujourd’hui encore, a été rédigée, vers 1206-1214.

La situation politique en Terre Sainte et l’extension de l’Islam obligent les ermites du Mont Carmel à émigrer en Europe vers  1238.
Déjà, Louis IX les avait appelés en France.
Là, les Carmes, sont agrégés aux Ordres mendiants naissants. 
Ils s’ouvrent à l’apostolat, à l’enseignement de l’oraison et à  l’accompagnement spirituel tout en gardant fidèlement leur vie de prière.
Le Carmel féminin, fondé en 1463, sera voué à une vie purement contemplative.

Au 16ème siècle, Thérèse de Jésus, carmélite à Avila en Espagne, met en relief le caractère éminemment ecclésial, apostolique et missionnaire de cette vie consacrée à la prière dans le silence et la solitude.
Bouleversée par les tourments de la Réforme protestante qui déchire l’unité de l’Église, elle réunit des sœurs autour d’elle, afin de prier pour les prêtres, les missionnaires, les théologiens, les prédicateurs et de toucher à travers eux, le plus grand nombre possible d’hommes et de femmes.
De cette soif apostolique et d’un appel profond à revenir aux sources en retrouvant la Règle Primitive naît la nouvelle famille du Carmel.
Le 24 août 1562, elle fonde à Avila le premier monastère de Carmélites Déchaussées. 
Fille de l’Eglise, Thérèse parcourt l’Espagne de fondation en fondation.

Dès le début du 17ème siècle, le Carmel réformé, se répand hors d’Espagne, d’abord en France, en 1604…

A la fin du 19ème siècle, les « Manuscrits Autobiographiques » de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus, carmélite de Lisieux, font découvrir au monde entier, le rayonnement d’une vie toute cachée dans le silence et la prière … vie offerte pour les prêtres, l’Église du Christ et tous nos frères les hommes, particulièrement les plus éloignés du Christ.

Aujourd’hui, environ 800 monastères de carmélites sur les cinq continents, « vivent leur vie contemplative ecclésiale dans l’harmonie entre un climat de solitude et de silence, et la communion fraternelle d’une famille constituée à la manière du petit collège du Christ, qui a pour centre l’amour pour le Seigneur, et comme norme la charité fraternelle. »
La Famille du Carmel thérésien a vu pousser au fil des siècles, de nombreux rameaux qui, sous de multiples facettes, prolongent en un grand nombre de congrégations et d’institut de vie consacrée, l’apostolat de la prière et de l’union à Dieu, que vivent les moniales carmélites, les frères carmes et la communauté séculière du Carmel. Cachée… comme Elie au torrent du Kerith, elle met toute sa joie à se tenir devant le Dieu vivant, au nom de tous ses frères les hommes.

Fondé le 8 décembre 1619, à Nevers, le Carmel poursuit sa mission de prière au sein de l’Eglise en Nièvre.

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