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carmel de surieu - L'Assomption de la Vierge MarieLundi 15 août – Solennité de l’Assomption

Horaires de la Messe et des Offices monastiques en page d’accueil du Carmel de Surieu (horaires du dimanche)

Un sublime fruit de la terre est monté là
d’où descendent les dons les meilleurs, les plus parfaits

Aujourd’hui, en montant glorieuse dans les cieux, la Vierge a sans aucun doute porté à son comble la joie des habitants des cieux. Mais, en ce qui nous concerne, quelle est la cause de notre joie, qu’est ce qui fonde notre allégresse à l’occasion de la solennité de son Assomption ? La présence de Marie fait resplendir tout l’univers au point que dès maintenant la patrie céleste elle-même brille, plus claire sous l’éclat irradiant de ce flambeau virginal.

C’est donc à bon droit que résonnent dans les cieux l’action de grâces et la voix de la louange. Notre Reine nous a précédés, et l’accueil qu’elle a reçu fut si glorieux qu’en toute confiance les petits serviteurs suivent leur Dame en lui criant : « Entraîne-nous après toi ; nous courrons à l’odeur de tes parfums ».

Voyageurs sur terre, nous avons envoyé devant nous une avocate qui, en tant que Mère de miséricorde, traitera humblement et efficacement les affaires de notre salut. Aujourd’hui notre terre a dirigé vers le ciel un précieux cadeau pour qu’en donnant et en recevant, par une heureuse alliance d’amitiés, l’humain soit uni au divin, la terre au ciel. Car un sublime fruit de la terre est monté là d’où descendent les dons les meilleurs, les dons parfaits. En montant dans les hauteurs, la Vierge bienheureuse donnera donc aussi des dons aux hommes.

carmel de surieu - L'Assomption de la Vierge MariePourquoi n’en donnerait-elle pas ? Car ni le pouvoir ni la volonté ne pourra lui manquer. Elle est Reine des cieux, elle est miséricordieuse ; bref, elle est la Mère du Fils Unique de Dieu. Rien en effet, ne peut ainsi prouver la grandeur de son pouvoir ou de sa tendresse, à moins de ne pas croire que le Fils de Dieu honore sa Mère ou de douter qu’un sentiment de charité ne puisse absolument pas pénétrer les entrailles de Marie en qui la Charité même qui vient de Dieu a reposé corporellement durant neuf mois.

C’est pour nous que je dis ceci sachant que, dans la si grande indigence où nous sommes, il est difficile de trouver cette charité parfaite qui ne cherche pas ses propres intérêts. Mais, sans parler pour l’instant des bienfaits que nous vaut sa glorification, si nous aimons Marie, nous nous réjouirons assurément de ce qu’elle va vers son Fils. Oui, dis-je, nous l’en féliciterons de tout cœur, à moins peut-être, ce qu’à Dieu ne plaise, que l’on nous trouve totalement ingrats envers celle qui a découvert la grâce. Heureuse est Marie, et mille fois heureuse, aussi bien quand elle a reçu le Sauveur, que lorsqu’elle est reçue par lui (saint Bernard, “Sermon 1 pour l’Assomption”).

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