Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

jmclibrededroit0293   23° dimanche T. O. B

   Mc. 7, 31-37

  L’Évangile est mouvement et met en mouvement. C’est bien ce qui domine dans cette rencontre entre Jésus, « des gens », un sourd-muet et nous. En plein territoire païen !

   Première surprise, ou méprise de la part de Jésus. Pourquoi venir ici ? Pourquoi risquer d’essuyer un refus jusqu’à être rejeté ? Pourtant, c’est bien là, jusque là que Jésus se déplace et nous déplace. Ce qui se joue ici est grand !

    Comme souvent dans toute rencontre non prévue d’avance et qui laisse surgir de l’inattendu, du nouveau. Inoubliable !

   Tout se déroule si simplement. Une demande directement adressée à Jésus, l’intervention immédiate de celui-ci, le retour à la pleine santé du malade. Avec un rebondissement final : une injonction au silence. Là se situe le cœur du récit qui met la Révélation au centre. Jésus ne cache rien. Au contraire, il manifeste la présence de Dieu qui, loin de se faire secrète se veut seulement discrète et offerte à la foi. Aucun miracle de Jésus n’est sujet à démonstration. Jésus est simplement écoute absolue de l’autre dans sa condition au-delà de tout préjugé et de toute structure, même religieuse, comme nous le constatons ici.

 jmclibrededroit0526  La réaction de Jésus devant une demande qui semble lui barrer la route « vers la mer de Galilée » est immédiate et d’un naturel impressionnant. Il ne dira qu’un mot qui s’avérera décisif : « Effata ! », « Ouvre-toi ! » parfois rendu par : « Ouvre-toi grand ! »

   C’est assez dire la libéralité d’une parole prononcée avec humanité, ne tombant ni dans le sensationnel ni dans le triomphal. D’ailleurs, Jésus ne pose pas le geste attendu : il n’impose pas les mains sur le sourd-muet, ce qui pourrait être interprété comme un signe magique. Il va agir autrement. Il est libre. Ce qu’il veut redonner à cet homme handicapé, c’est la vie en plénitude, une nouvelle naissance par des gestes créateurs, rappelant Dieu modelant l’homme au premier jour de sa création.

   Discrétion et simplicité caractérisent la manière de Jésus de rendre à chacun sa dignité, de lui redonner ce qui lui manque pour qu’il vive pleinement son humanité, retrouve les relations indispensables à son épanouissement.

   Alors, pourquoi cette consigne de silence donnée par Jésus surtout qu’elle ne conduit en fait qu’à libérer une proclamation qui ne peut être contenue ? Au contraire, elle va crescendo et semble incontrôlable. L’injonction met paradoxalement en valeur cette proclamation. Mais nous sommes ici à mi parcours de l’évangile de Marc. Or, au moment de son arrestation, aux chapitres 14-15, nous retrouvons un Jésus silencieux face à ses détracteurs. Et c’est un païen, le centurion qui dira : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu » (Mc. 15,39).

                    Le silence parle plus fort qu’un flot de paroles parfois bien ambiguës.jmclibrededroit0634

jmclibrededroit0634     Personne n’aura jamais le dernier mot sur Jésus.

                Sans cesse à contempler pour d’abord mieux l’aimer !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *