Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

eau abbaye maumont   2° dimanche de L’Avent   B

   Mc. 1,1-8

   Le temps de l’Avent me conduit vers de nouvelles sources où ma foi peut s’abreuver. S’il me faut attendre en veillant, ce n’est pas pour rien. Déjà, je sais que la promesse de Dieu ne demeure pas vaine. Elle s’accomplit réellement en tous ceux qui la reçoivent dans la simplicité du cœur. Attendre, c’est espérer. Espérer, c’est saisir.

  Jean-Baptiste, le beau visage d’un passeur d’espérance, fait de cette veille un désir. Quel désir ?

   Celui qui sommeille peut-être au fond de moi : me tourner vers Dieu, rejoindre l’oasis dans le désert pour désaltérer ma soif.

   Je n’ai peut-être encore rien découvert. Marchant, un pied devant l’autre, me suis-je une fois retourné pour contempler le paysage de ma vie, l’orienter vers davantage de lumière qui illumine le chemin ? Venant au Jourdain, je passe par le désert. Un vrai périple que je choisis de faire pour me délester de ce qui m’encombre et avancer plus allégrement. desert sahara abbaye maumont

  Le Jean-Baptiste que nous donne à découvrir l’évangile de ce jour suffit à m’indiquer que la sobriété est amie de la recherche de Dieu. Quant à l’appel à la conversion, il ne vient en rien brider ma liberté.

   Au contraire, il la libère, lui ouvre un espace de respiration. Si j’en fais vraiment l’expérience en la choisissant, j’en reçois plus de joie que tout ce qui pourrait, à mes yeux, être le plus précieux au monde.

   Me convertir, c’est accueillir déjà le feu de l’Esprit Saint dont Jean-Baptiste annonce la venue. Puis-je me dérober à ce don ? Et c’est ainsi que « commence » l’Évangile selon saint Marc qui va nous accompagner tout au long de cette année liturgique. Avec Jean-Baptiste comme premier guide. Non un gourou, non un fabulateur. Point de discours enjôleur pour exciter les foules. Mais un prophète, dans la tradition de ceux de l’Ancien Testament, un homme ayant reçu mission d’ouvrir les cœurs à l’inattendu de Dieu.

    charme abbaye maumontUn prophète qui fait passer de l’ancien au nouveau, des attentes du peuple d’Israël à la réalisation de la Promesse de Dieu.

  Un prophète qui parle plus par sa personne et ses gestes que par la parole. Un prophète qui n’a que l’eau du Jourdain pour rappeler que Dieu espère les humains plus proches de lui, prêts à répondre à l’Alliance qu’il veut nouer avec eux depuis toujours.

   Plus je regarde Jean-Baptiste, plus je perçois que Dieu passe par des signes le plus souvent déroutants pour me faire accéder à une plus grande simplification, car ce sont bien les pauvres qui nous évangélisent et nous rapprochent de la « Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, Fils de Dieu ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *