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abbaye maumont vie monastique 83  28°dimanche T.O. (Année C)

  Lc. 17, 11-19                                              

  Simple, dépouillé de toute prétention, lien entre nous, il est ce petit presque rien qui peut tout renouveler.

  Donné sans retour, il se fait discret, au détour d’une rencontre. Un sourire peut l’exprimer, capable même d’en faire naître un autre. Si humble, détenteur pourtant d’une telle force de relation qu’il fait grandir la vie et la fait rayonner. Trace humaine là où il ne semblait plus y en avoir.

  Fuyant la haine, la violence et la peur, il sème la douceur, le pardon, le bonheur.

  Avez-vous deviné comme il se nomme ?… MERCI !

    Jésus, dans la scène que nous lisons aujourd’hui, ne le demande pas aux dix lépreux qu’il guérit. Et pourtant, quand un seul « revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix….et en rendant grâce », Jésus s’étonne de l’absence des neuf autres. Ils ont reçu le don (et quel don !!!!) et s’en sont emparé, comme d’un dû.

   Jésus n’attend pas qu’on lui dise ‘merci’, mais nous enseigne, par sa réponse, que nous ne sommes pas notre propre origine, que Dieu peut réaliser de grandes et belles choses pour nouschrist icone abbaye maumont alors que nous pensons souvent nous suffire à nous-mêmes.

   Personne ne sait si le Samaritain venu dire « merci » à Jésus se mettra à sa suite. Mais, nous pouvons penser qu’une réelle amitié, une rencontre personnelle sont nées de cet échange entre Jésus et lui. Sûrement au moins un changement de vie pour ce lépreux qui ne l’est plus et peut réintégrer les siens, les Samaritains qui n’étaient pas bien acceptés dans la société du temps de Jésus.

   Raison pour laquelle celui-ci souligne : « Il ne s’est trouvé que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » A celui-ci, Jésus déclare : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé ? » Jésus ne se met jamais en avant quand il fait le bien. Il reconnait plutôt la foi de celui  ou de celle qui en appelle à lui. Ici, s’ajoute la gratitude de l’homme guéri.

   

    N’y aurait-il pas un lien entre prière, foi, reconnaissance, supplication et action de grâce ?

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