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                                  ÉPIPHANIE DU SEIGNEUR

« Envoie ta lumière et ta vérité, qu’elles guident mes pas » (Ps. 42, 3). Telle est la posture « des mages venus d’Orient », renvoyés de Jérusalem vers Bethléem. C’est bien là, loin des grands, que « le Roi des juifs » devait naître. Jérusalem est en émoi, Bethléem chante. L’étoile ne brille par pour elle-même. Elle authentifie une présence, LA présence de Dieu parmi les hommes, concrétisée par les dons offerts : l’or comme à un roi, l’encens comme à un Dieu, la myrrhe comme à un homme.

   L’enfant qui vient de s’ouvrir au jour apporte tout au monde.

  Mais il nous faut encore aller jusqu’au Jourdain où son épiphanie se déploie. Autre lieu où Jésus vient au baptême de Jean, le Baptiste. Ce n’est plus l’étoile qui parle, mais la voix du Père : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie ! » (Mt. 3,17) eau abbaye maumont

  C’est le même Jésus qui est désigné, comme l’annonçait déjà le prophète Isaïe : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. J’ai fait reposer sur lui mon Esprit » (Is. 42, 1). En écho, au jour de son baptême : « Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui » (Mt. 3,16).

  Nous commençons à discerner que loin de se manifester lui-même en « Je », Jésus EST manifesté par d’autres !

  C’est de nouveau le cas, pour le troisième lieu de l’Épiphanie, à Cana, lors d’un repas de noces. Là, c’est la parole de Marie qui le manifeste : « Faites tout ce qu’IL vous dira ! »

  Déjà Jésus vit sa venue au monde en se laissant reconnaître par d’autres comme il le fera au jour de sa résurrection. Des témoins seront envoyés pour annoncer qu’il est vivant. Ici, ils annoncent que le Messie attendu, c’est Lui, à Bethléem, au Jourdain, à Cana !

                                 Telle est son Épiphanie, en trois actes.

  Un seul message : Jésus à fleur d’humanité.

  Au terme de ce cycle de Noël, en célébrant l’Épiphanie, il nous est donné de « reconnaître que le Verbe est Quelqu’Un.» (Claude Bruaire)

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