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amandier abbaye maumont2° DIMANCHE DE PÂQUES

   Jn. 20, 19-31                                          

   De quel côté regarder ? Tout nous ébranle, fait vaciller nos fondations. Tout pourrait nous inciter à peindre nos tableaux en gris. L’espérance serait en voie de disparition. De gros nuages pointent à l’horizon, nous faisant oublier, tandis que nous les fuyons, qu’ils donneront naissance à des arcs-en ciel après l’orage. Crédible Jésus quand il annonce : « Paix à vous ! » après la croix, après le tombeau vide ?   Quel vide, sans doute ! Quel vide, plutôt ? Ne sommes-nous appelés à le reconnaître à l’aune d’un infini qui s’invite chez nous parce qu’il ne nous a jamais quittés ?

 

   « Éblouissante évidence du Vide » (P. François Cassingena). Comme pour les disciples, pour Thomas ! C’est bien Jésus qui vient, celui d’hier, d’avant-hier, de toujours, de chaque jour. Il est là, non par effraction, mais par visitation, ne voulant laisser personne privé de sa présence. Le vide de l’absence, vigile de la Présence. Opacité de Dieu sur fond de passage.

   défragmentation coeur abbaye maumontIl est là, non en pur esprit, mais portant et montrant les stigmates de la Passion.

  Voir l’absence conduit à chercher, laisse en chemin, augmente le désir. C’est pourquoi Thomas vient. Et nous avec lui. Et Jésus vient pour lui et pour nous. Ne pas croire ne réduit pas les chances de croire, mais les fait croître. Dire : « Je ne croirai pas » ne ferme pas définitivement la porte. Comme affirmer « je crois » ne l’ouvre pas d’un seul coup de vent.

  Nos pas chancelants parfois semblent ne plus nous porter nulle part. Mais, au fond, la résistance n’est pas totale. Elle ne demande qu’un peu d’air pour mieux respirer et pour s’écrier : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Autre manière de dire « oui » à la vie et de repartir, un peu de soleil au cœur, pour en transmettre le parfum et dissiper les ténèbres pour croire encore à la lumière

herbes resurrection abbaye maumont

  Tel est le regard sur les plaies de Jésus ! Thomas ne les touche pas ! Il entre dans ce qui jusque là invisible, se rend manifeste au-delà des sens, par l’intelligence du cœur qui sait voir mieux, plus juste encore que le toucher.

  La présence du Ressuscité ouvre la liberté, au lieu d’en être la négation. Tout comme le Christ du Mystère de Jésus de Pascal affirme inoubliablement : « J’ai versé telles gouttes de sang pour toi », il dit aujourd’hui à Thomas, à chacun d’entre nous : j’ai versé telles gouttes de Résurrection en toi ! Écoutons encore le philosophe Jean-Louis Chrétien : « La Bible parle aussi pour toi et pour nous. Comprendre, c’est aussi se comprendre soi-même à la lumière de ce qu’elle nous adresse, nous enjoint ou nous délivre, ici et maintenant. »

                                              Poursuivons notre route pascalegrande allée abbaye maumont

                                                                       dans ce désir de vie qui nous anime tous

                                                                                        même si nous ne savons pas toujours le nommer !

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