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abbaye maumont vie monastique 111    27°dimanche T.O. (Année C)

    Lc. 17, 5-10                                                 

   Y a t-il dans nos existences des choix, des options préférentielles, des engagements qui ne demandent sans cesse à être revisités ?

   C’est notre patrimoine personnel et notre trésor parfois durement et longuement acquis. Alors, quel gaspillage ce serait de ne pas y apporter constamment tous ses soins pour le conserver et le faire croître encore !

   Notre responsabilité est convoquée. Notre joie aussi d’être des vivants appelés à veiller sur la vie pour la rendre toujours plus belle. A l’heure où il est beaucoup question de « l’être augmenté », ne sommes-nous pas appelés d’abord à regarder avec reconnaissance tout ce qui nous est donné et confié ?

    Il en va de même pour la foi, qui, ne l’oublions pas, est un don de Dieu. Aussi, la demande des Apôtres à Jésus : « Augmente en nous la foi ! » est-elle parfaitement légitime. Jésus ne s’en offusque pas, mais entraîne plus loin ceux qui le supplient. Certes, il place haut la barre mais l’image se veut percutante. « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : ‘déracine-toi et va te planter dans la mer’ et il vous aurez obéi ».arbre perspective abbaye maumont

    Qui ne sourirait devant l’humour de Jésus ! Car si la foi est une décision sérieuse, elle est aussi un risque à courir qui mobilise toutes nos capacités, et notre responsabilité, notre volonté et notre liberté. Elle n’est pas un objet dont on puisse se saisir et le posséder. Un Autre, en nous, la développe, moyennant notre consentement à son action.

   Une graine de moutarde, c’est bien peu de chose, mais n’est-ce pas déjà le résultat en puissance ? Dieu ne nous ne demande pas plus que nous pouvons donner. Rien qu’un peu de foi et il fera le reste ! Foi et liberté vont de pair pour une belle fécondité humaine et spirituelle. La liberté est l’autre nom de l’obéissance.

                                  C’est le secret que nous dévoile la deuxième partie de l’Évangile de ce jour. Servir rend libre !

   Il y a quelques années déjà, une journaliste d’une chaîne de télévision effectuait un documentaire sur la vie monastique dans notre communauté. Bardée de micro, de caméras, comme il se doit, mais aussi de plein d’idées toutes faites sur l’obéissance qui asservit, pleine de questions sur le pourquoi et le comment d’un choix qui lui semblait parfaitement aberrant et dépassé. Après avoir écouté un certain nombre de sœurs de tous âges, quelle ne fut pas sa surprise de constater qu’il en allait en réalité tout autrement. Et de terminer son reportage par cette phrase : « Je me demande de quel côté du mur est la liberté ! »

    Chacune à sa façon, avec son expérience avait pu dire tout simplement : « Nous sommes de simples serviteurs ; nous n’avons fait que notre devoir. »

 

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