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branche abbaye maumont   29° dimanche T.O. B

   Mc. 10, 35-45

   Demander, c’est savoir attendre. Tout un art !

   Une expérience que nous faisons tous, là où nous sommes, dans toutes nos relations avec autrui, et peut-être d’abord avec soi-même. Certaines demandes sont vraiment justifiées, d’autres le sont moins, d’où la nécessité de prendre son temps, de réfléchir, de peser le pour et le contre.

   Jusqu’où aller ? Comment formuler notre attente ?

 

   Est-ce un désir profond qui nous habite ou un plaisir éphémère, voire une satisfaction personnelle dont nous pouvons deviner d’avance qu’elle ne pourra pas combler l’essentiel, au risque même de le réduire à une chimère ? Et pourtant comment vivre, sans demander ! L’autosuffisance n’est pas bonne conseillère et coupe toute relation. Or, nous sommes créés pour vivre les uns avec les autres, les uns par les autres, pour nous enrichir mutuellement.

  Dans un premier mouvement, l’homme de l’Évangile de la semaine dernière pose une demande sincère à Jésus. Ce qu’il sollicite n’est pas de petite importance : la vie éternelle. Mais il lui faut tout quitter ! A cela, il n’est pas prêt… pour l’instant. Mais qui sait s’il n’est pas revenu plus tard !

croix eglise abbaye de maumont  Aujourd’hui, ce sont deux frères, « Jacques et Jean, les fils de Zébédée » qui s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, nous voulons que, ce que nous te demanderons, tu le fasses pour nous. » Eux, « ne savent pas », comme le leur fera remarquer Jésus, ce qu’ils demandent : « Donne-nous d’être un à ta droite et un à ta gauche, assis dans ta gloire ». S’ils pensent comme ils le déclarent, pouvoir boire à la coupe que Jésus va boire, alors, ils sont de vrais disciples. D’ailleurs,

   Jésus ne leur refuse pas cette coupe : « La coupe que moi je boirai, vous la boirez ! » Ce sont des disciples : ils auront part avec leur Maître. Puis Jésus repart de la première demande : « Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de le donner. » Jésus se réfère comme toujours à son Père.

  Mais il faut noter que ces deux places sont celles des larrons qui entoureront Jésus sur le Calvaire, en croix.

   Par ailleurs, Jacques et Jean veulent être « assis ». Ce n’est pas un détail. C’est exactement ce qu’est Jésus, après son Ascension, « assis à la droite du Père », c’est-à-dire, vraiment Fils de Dieu, vraiment Dieu. C’est pour cela qu’il termine son enseignement et sa réponse par un appel au service, ce qu’aura été sa vie parmi les hommes. oraison abbaye maumont

   Il ne s’agit jamais de devancer Jésus ou de vouloir l’égaler ! Le chemin qu’il parcourt avec nous, il nous demande de le parcourir avec lui et ensemble, sans chercher à occuper telle ou telle place qui nous paraîtrait meilleure.

   C’est à une démarche de ce type que nous convoque le pape François en lançant un synode des évêques du monde entier « pour une Église synodale », chemin à faire ensemble fondé sur trois piliers : communion, participation, mission..

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