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abbaye maumont vie monastique 185° dimanche de Carême   Année c

Jn. 8, 1-11                                                                     

   Un espace situé fraie un passage : « Jésus s’en alla au mont des Oliviers ». Et nous ne sommes qu’au chapitre 8 de l’Évangile de Jean !

   Mais, parvenus au dernier dimanche du temps de Carême, ce lieu parle déjà de procès, de Passion. « Le Temple » évoque bien des enseignements de Jésus, là où ses adversaires le poursuivent, à l’affût de ses paroles pour le prendre en défaut par rapport à la Loi.

   Un cas se présente justement : « Une femme que l’on avait surprise en situation d’adultère ». Pour « les scribes et les pharisiens », c’est « un délit », grave, puisque la Loi le sanctionne par la lapidation.

  Mais retournement brutal : c’est Jésus qui est « mis à l’épreuve » et le procès de la femme devient le sien. Comment Jésus considère-t-il cette femme ? Comment va-t-il répondre au piège qui lui est tendu et dont il est parfaitement conscient ?abbaye maumont vie monastique 35

   Par un abaissement devant ceux dont l’autorité religieuse est inflexible. Par une miséricorde qui ne se vit que dans la poussière de la terre dont l’humain fut pétri au premier jour. La femme porte à la fois le joug de la Loi intransigeante, le poids de regards qui la condamnent, le silence aimant et miséricordieux de Jésus qui aura le dernier mot. Elle va découvrir son être dans la bonté de Dieu ! Peut-être alors, accueillie dans un amour inconditionnel, aurait-t’elle pu dire avec Sylvie Germain : « J’ai flairé une odeur d’infini à l’intérieur de moi-même. Je suis appelé à élargir mes terres, à redessiner mes frontières, à m’universaliser dans l’attente passionnée de ma grandeur possible. »

 amandier abbaye maumont  Car, il faut bien le dire avec Maurice Zundel : « Dieu et l’homme grandissent ensemble ». Ne serait-ce pas une porte d’entrée dans l’écriture de Jésus « sur la terre » ? Jésus a tracé chaque lettre de chaque mot : espérance, renouveau, pardon, résurrection, libérant un nouveau passage par un simple : « Va ! » à cette femme, sachant qu’il signe, là encore, son propre arrêté de mort.

   « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. » Cette parole de notre pape François donne la bonne lumière sur cette page d’Évangile qui nous rejoint tous et chacun, dans les replis de nos existences, là où nous n’avons pas encore laissé entrer « la Nouvelle de Bonté » (Père Christoph Théobald) qu’est le Christ, toujours présent à nos côtés prenant sur lui nos péchés, nos refus, nos reniements.

 cerisier blanc abbaye maumont

   S’il existe une  » Joie de l’Évangile », ne la cherchons pas ailleurs.

   Elle est là !!!!

   Toute notre vie devient alors ce lieu où Dieu se tient pour nous rencontrer.