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jmclibrededroit0090   29°dimanche T.O. (Année C)

   Lc. 18, 1-8                                                    

  Toute vraie relation inscrit dans sa croissance la nécessité d’une distance, et une grande liberté. L’apprivoisement nécessite une extrême patience, abondance de bienveillance, souci de ne pas faire sans le temps, notre maître, quand il s’agit d’engager une réciprocité que le désir entretenu seul peut faire mûrir. Que ce soit en amitié, en amour, en fraternité, en tout lien humain…

   La prière, n’aurait-elle à voir avec ces composantes si nécessaires pour maintenir vivante une alliance ouverte et toujours accessible avec Dieu ?

   La prière n’échappe pas aux balbutiements d’une expérience jamais terminée. Quand nous prions, quelle est notre attitude intérieure ? Notre secret désir ? Recevoir quelque chose en échange ? Combler un besoin que je ne peux attendre que de Dieu parce que toute aide humaine ne peut y suffire ?

   Observons le juge dont parle Jésus. Une requête lui est faite qui correspond à ses compétences. Il refuse, tarde, s’impatiente face à l’insistance de la plaignante. Finalement, il se juge lui-même : ni Dieu ni homme ne comptent pour lui. Il recherche simplement sa tranquillité. Nous pourrions dire qu’il y a faute professionnelle ! Et c’est grave !

   Jésus, s’appuyant sur ce contre-exemple, montre que Dieu ne peut jamais être pris en flagrant délit de non assistance à personne en danger. « Jour et nuit », son écoute est présence à toute détresse. Tout appel est reçu, porté.

   Notre prière ne tombe jamais dans l’oreille d’un sourd. Des personnes disent abandonner la prière parce qu’elles ne sont pas exaucées, pensent-elles. La prière n’est ni un clic sur un clavier d’ordinateur, ni une pression sur un distributeur automatique ! Dieu sait ce dont nous avons besoin quand nous nous adressons à lui. Et il y répondra sûrement !

                                 C’est notre foi qui nous donne de découvrir ce qu’il nous donne alors, même si notre prière était d’abord intéressée.

   La prière est une rencontre bien davantage qu’une assurance tout-risque.

  Ma foi m’ouvre à la certitude d’un accueil bienveillant, attentif du côté de Dieu, qui déplace ma prière de la simple demande vers une authentique confiance.

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